Faites un don à Eco-Bretons, soutenez le média qui donne envie de vivre autrement !

Grâce à votre soutien, nous pourrons continuer de partager avec vous toutes les initiatives et actions de la société civile bretonne et en encourager d’autres, pour que nos territoires basculent vers un avenir souhaitable, en symbiose avec le vivant !

Eco-Bretons est un média breton associatif en ligne, basé à Morlaix au sein du pôle de l’économie sociale et solidaire du Pays de Morlaix. Depuis 2008, la ligne éditoriale que nous choisissons, nous permet de : – Parler des initiatives de transition écologique partout menées en Bretagne, par de plus en plus de citoyennes et citoyens pour un développement durable de nos territoires et solidaire avec l’ensemble du vivant. Et puis aussi…

Inviter à prendre une part active au partage de ces actions encourageantes, en rejoignant nos « plumes citoyennes » bénévoles, aux côtés de notre unique journaliste salariée, Marie-Emmanuelle Grignon, également coordinatrice de l’association.

Réaliser des formations aux médias citoyens – des supports de presse libres et engagés que recense l’âge de faire sur sa carte de France de la presse pas pareille (https://lagedefaire-lejournal.fr/carte-de-la-presse-pas-pareille) -, avec des interventions auprès d’associations et d’établissements scolaires.

Notre modèle économique repose sur la gratuité de l’accès à nos informations, afin que le plus grand nombre de personnes puissent y accéder, pour qu’à leur tour, elles rejoignent le cercle grandissant de ces initiatives de transition écologique qui redonnent espoir en un futur terrestre commun désirable. Pour ces raisons, jusque-là nous avons bénéficié du soutien de collectivités territoriales et de l’État que nous sollicitons chaque année.

Mais la situation économique préoccupante de notre pays amène les pouvoirs publics à réduire de plus en plus, voire à supprimer leur soutien financier, ce qui fragilise sérieusement la pérennité de nos activités.

C’est pourquoi nous vous sollicitons aujourd’hui pour nous soutenir financièrement.

Votre don, mensuel ou ponctuel, devient alors essentiel pour nous permettre de poursuivre nos missions d’information participant à relever les défis écologiques qui s’imposent à nous.

En faisant un don à Eco-Bretons d’ici la fin de l’année, vous pourrez bénéficier d’une déduction fiscale à hauteur de 66% et le déclarer auprès des impôts l’an prochain.

Pour effectuer votre don, plusieurs possibilités :

  • par internet, via la plateforme HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/eco-bretons/formulaires/2
  • par chèque, à l’ordre de Eco-Bretons, et l’envoyer à Eco-Bretons, 52 Route de Garlan-Kerozar – 29600 Morlaix
  • par espèces ou pour celles et ceux utilisant la monnaie locale, le Buzuk, directement en passant nous voir dans nos locaux à l’Afpa de Morlaix.

Soyez-en du fond du coeur, remercié.es !




Bonnes pratiques et chauffage au bois : Le « Bûche Tour » de retour

Sensibiliser le public aux bonnes pratiques liées au chauffage au bois, et aux dangers de celui-ci sur la qualité de l’air et de la santé. Tel est l’objectif du « Bûche Tour », organisé par la Maison et la Consommation de Rennes, la Fibois, et AirBreizh. Pour cette nouvelle édition, des stands d’informations sont installés sur les marchés de communes de Rennes Métropole.

Quoi de mieux que de se chauffer gràce à sa cheminée ou son poêle, lorsque l’hiver est là ? D’après l’Observatoire Breton de l’Environnement, près d’1,5 millions de tonnes de bois sont consommées par an en Bretagne, pour les chaufferies collectives et le chauffage domestique. La moitié des maisons individuelles de la région se chauffent ainsi au bois, particulièrement dans les zones rurales. Les trois-quarts des utilisateurs utilisent des bûches, et le reste des granulés.

Mais le chauffage au bois a un impact non négligeable sur la qualité de l’air. Il est responsable de la majorité des émissions de particules en suspension en Europe. Ces particules fines ne sont pas anodines sur la santé des personnes : allergies, asthme, augmentation des risques cardiaques et pulmonaires…et particulièrement chez les personnes vulnérables, comme les bébés ou les personnes âgées

Dans l’optique d’informer les habitant.e.s de l’impact de la combustion du bois sur l’environnement et la santé, et d’éduquer aux bonnes pratiques, La Maison de la Consommation et de l’Environnement de Rennes, AirBreizh, et la Fibois, ont lancé une campagne de sensibilisation, baptisée le « Bûche Tour », et soutenue par la Dreal et Rennes Métropole.

Des stands sont ainsi mis en place sur les marchés de communes de Rennes Métropole. Ils permettent aux habitant.e.s de trouver des réponses à leurs questions, et un jeu pouvait leur faire gagner une année de bois de chauffage.

On pourra ainsi retrouver le « Bûche Tour » ce vendredi 6 décembre au marché de Chantepie, le dimanche 12 janvier 2025 à Betton, le samedi 18 janvier 2025 à Cesson, le samedi 25 janvier 2025 sur le marché des Lices à Rennes, le mercredi 29 janvier 2025 à Pacé, et 21 et 23 février 2025 lors du Salon Viving qui se déroulera au Parc Expo de Rennes.

La MCE, la Fibois, AirBreizh seront présents sur les stands. Ce sera l’occasion de rappeler également quelques bonnes pratiques de chauffage au bois, disponibles également en ligne sur le site de la MCE :

  • Utilisez du bois prêt à l’emploi (< 23% d’humidité).
  • Respectez les conditions de stockage et de séchage du bois.
  • Ne brûlez pas les étapes d’allumage.
  • Régulez l’arrivée d’air pour faire des flambées vives.
  • Nettoyez et faites entretenir régulièrement votre appareil de chauffage au bois.
  • Un poêle certifié et une installation adaptée vous feront faire des économies !






Algues vertes : la jeunesse s’empare du sujet avec un fanzine

Avec son fanzine baptisé « Algues vertes, on peut gagner », Evariste Le Vot, artiste de 21 ans habitant à Plougasnou (29) à côté de Morlaix, donne un coup de jeune à la lutte. Via ses textes et dessins, il met en lumière les revendications des associations de lutte contre les algues vertes. Le fanzine sera présenté vendredi soir à partir de 19h au 2D à Morlaix, dans le cadre du Festisol.

Donner un coup de jeune sur la mobilisation contre les algues vertes, et rendre la communication sur celle-ci plus esthétique. C’est l’objectif d’Evariste Le Vot, jeune artiste de 21 ans, habitant Plougasnou à côté de Morlaix. Il a pour cela imaginé et créé un Fanzine, baptisé « Algues vertes, on peut gagner ». Le fruit d’une réflexion menée depuis cet été. « Avec un copain, on avait lu un tract sur les algues vertes. C’était un peu complexe à comprendre. On s’est dit qu’on pouvait rendre l’information et la communication plus claire, faire un support plus joli », explique Evariste. « C’est aussi une cause qui m’intéresse, donc autant travailler sur le sujet, et faire profiter de mes recherches le plus grand nombre ». Car le jeune homme a rencontré les associations locales et a mené de nombreux entretiens avec certains de leurs militants, comme Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor, ou encore Jean-Yves Quémeneur, président de Force 5. « J’avais de quoi faire 25 pages ! », sourit Evariste, qui décide alors de se concentrer sur les revendications portées par les associations.

Résultat : un fanzine de taille A3, replié en 8 pages, avec textes et dessins d’Evariste aidé des associations, et un collage de l’artiste morlaisien Elso. On y retrouve les demandes des associations pour « contrer efficacement la prolifération des algues vertes » : renforcement des contrôles et des sanctions, responsabilisation des autorités, réduction drastique des rejets d’azote, plan d’urgence pour la santé publique, transition agricole massive, mises en place de zones tampons… ainsi que de nombreux chiffres. « Cela permet d’avoir une vision globale du phénomène, de savoir pourquoi on se bat, qu’est ce qu’on demande et à qui on le demande », précise Evariste, qui espère ainsi que les lecteurs et lectrices « auront les clés pour s’engager ».

Le fanzine sera distribué aux associations, et disponible gratuitement dans différents lieux morlaisiens, comme par exemple le 2D, où aura lieu la présentation du travail d’Evariste le samedi 7 décembre à 19h. Le vernissage sera suivi d’un DJ Set de Maricela Lixa et d’autres invité.e.s.

Photo : Evariste Le Vot (à gauche) et Elso.







L’Arbre, élément essentiel en Bretagne

(Plume citoyenne) Quelles relations et quels liens avec l’arbre, la forêt et le bois voulons-nous aujourd’hui et demain en tant que société ? Pour creuser ce sujet, Fibois Bretagne avait organisé à Saint-Brieuc le 15 novembre un forum pour l’avenir de la forêt bretonne. Une invitation à questionner notre relation en tant que citoyens-consommateurs-utilisateurs et professionnels.

L’arbre, c’est une question politique, économique, écologique, culturelle, humaine mais avant tout, c’est une question de notre relation avec le vivant. « L’arbre est notre assurance-vie » évoque Carole Le Béchec, élue au Conseil régional de Bretagne, présidente de la commission climat, transitions et biodiversité, en début de cette journée autour de l’arbre, la forêt et du bois. Le Plan arbre de la région prévoit de planter, d’ici 2028, 5 millions d’arbres en Bretagne pour répondre aux enjeux de la biodiversité, de la gestion de l’eau et de la tenue des sols. L’idée, c’est de concilier les usages et de réconcilier la société et la filière, car l’arbre et la forêt touchent aux âmes dans un monde où nous sommes de plus en plus déconnectés du vivant.

Le message des intervenants est clair : Il faut réunir tous les acteurs autour de l’arbre. Le besoin de se reconnecter à la nature est aussi important que la bonne valorisation du bois.

Comment concilier les besoins de notre société en matériaux et en loisirs avec les besoins du vivant autre-que-humain ? De plus en plus de citoyens préfèrent ne plus toucher aux forêts sans connaissances de l’utilité et des options de gestion, mais aussi sans questionner notre demande croissante des produits en bois ou l’effet de notre présence en forêt – la biodiversité souffre de la sur-utilisation des bois dans des zones urbaines. De moins en moins de jeunes ont envie de travailler la terre et la forêt ou de s’investir dans les filières qui en dérivent. Aujourd’hui, 23’000 personnes travaillent dans les filières autour de l’arbre en Bretagne, demain nous aurons besoin de plus. Ces problématiques ne sont pas uniques à la Bretagne – on en discute un peu partout en Europe.

Dans le contexte du réchauffement climatique, l’arbre est vu comme la technologie principale pour décarboner l’environnement bâti ainsi que d’autres secteurs industriels. La demande est en pleine croissance, la disponibilité de la ressource précieuse, limitée. Ici comme ailleurs la notion d’économie circulaire et d’usage en cascade est proéminente dans le discours. Comme chez soi, comme dans l’entreprise…

La forêt bretonne se compose au trois quart de feuillus, mais aujourd’hui la valorisation du bois se focalise sur l’utilisation des résineux. Le réchauffement climatique veut aussi dire se poser la question sur l’arbre de demain et apprendre à valoriser le bois de différentes qualités pour des usages à plus long terme. En Bretagne, on se sent encore à l’abri. Loin sont les images de l’est de la France et de l’Allemagne où les forestiers ont du mal à préserver le hêtre ou bien le chêne, l’arbre qui nous servait de symbole de résilience et de robustesse. Mais le climat change aussi en Bretagne et les hommes et les femmes qui travaillent les forêts en ont bien conscience. On commence à expérimenter à petite échelle avec l’introduction de nouvelles essences qui viennent des climats plus proches de ce qu’on attend ici dans l’avenir.

Ainsi, l’arbre et ses filières sont emblématiques du besoin de travailler vers de nouveaux modèles économiques. La spécificité de la Bretagne pourra devenir un atout dans cette quête, propose le géographe Jean Ollivro : Le mode de fonctionnement breton repose sur l’entraide, la coopération et la mutualisation dans une culture individualiste : l’esprit indépendant, la vie en commun. La capacité de travailler ensemble et le principe fondamental de prendre soin de la terre afin qu’elle nous nourrisse sont au cœur de l’identité bretonne. Depuis la nuit des temps, la forêt en Bretagne a été un élément de ressources et de mythes.

Le peuple breton s’est organisé de manière dispersée car il y avait de l’eau partout. La Bretagne, c’était une terre riche et fertile. L’arbre était un élément important et résilient. Statistiquement, la forêt ne couvre que 16% de surface en Bretagne, mais l’arbre est partout. Jean Ollivro et le forestier Hervé Le Bouler nous invitent à honorer l’originalité du territoire si nous voulons trouver de meilleures valorisations pour l’arbre feuillu qui n’a pas les qualités demandées par l’industrie aujourd’hui. L’arbre est depuis toujours omniprésent et fondamental dans tous les aspects de la vie bretonne, que ça soit dans les forêt ou sur des talus au bord des champs. La notion de « Coat » se trouve partout sur le territoire. Autrefois, c’était une source de nourriture, de bois-énergie et aussi du bois d’œuvre. Nous vivions avec la forêt. Aujourd’hui notre société se retourne contre la gestion et les gestionnaires de la forêt. Aujourd’hui l’arbre devient sacré – une vision idéalisée, selon Jean Ollivro, et qui oublie que nous faisons partie de la nature et avons un rôle à jouer dans son évolution. Notion confirmée par les experts forestiers. Comme l’exprime Laurent Le Mercier : il ne faut pas compartimenter nature et homme, c’est un tout dans lequel le travail du forestier s’inscrit. Est évoquée aussi la tendance de notre société à se pencher sur des dogmes au lieu de penser pour nous-mêmes, ce qui nous empêche d’agir avec responsabilité et nuance.

L’invitation au dialogue en forêt autour de ces questions est proposée par plusieurs intervenants. Hervé Le Bouler souligne l’importance de l’ancrage de l’arbre dans les territoires et évoque l’idée des arbres à palabre – de créer des espaces de rencontre autour de l’arbre comme le fait aussi l’association Clim’Action. Un appel à l’action qui vise autant les forestiers que les élus dans les territoires.







L’urgence de l’eau en Bretagne en bande dessinée

Éditée chez Locus Solus, la bande-dessinée « L’urgence de l’eau », scénarisée par Christian Baudu, dessinée et colorisée par Julie Wo, est un projet breton qui a pour objectif de sensibiliser à la préservation de la ressource. Pédagogique, mais aussi ludique, elle propose sous la forme d’un « road trip » mené par un écrivain et une journaliste indépendante, de partir à la rencontre de scientifiques, institutions, élu.e.s, millitant.e.s, associations… pour mieux connaître l’eau et mieux comprendre les enjeux qui y sont liés dans la région.

Savez-vous qu’en Bretagne, à l’inverse de la France, 75% de notre eau est captée dans les rivières et nappes de surface ? Lorsqu’une situation de sécheresse survient, comme ce fut le cas à l’été 2022, on peut se retrouver vite avec des problèmes d’approvisionnement en eau. Verra-t-on un jour les robinets se tarir ? Si on ne fait pas attention dès maintenant, on risque bien de voir cette situation se produire. Quel est l’état de la ressource en Bretagne ? Que peut-on faire pour s’adapter à la diminution de la ressource ? Que faire pour la préserver, en quantité et en qualité ? Et la crise de l’eau, c’est pour quand ?

Toutes ces questions, et bien d’autres, sont traitées dans la bande-dessinée « L’urgence de l’eau », scénarisée par Christian Baudu et dessinée et colorisée par Julie Wu, avec la collaboration scientifique de Gérard Gruau, directeur de recherche au CNRS à Rennes, président du Groupement d’Intérêt Scientifique Creseb, et membre du Haut Conseil Breton pour le Climat.

Un projet breton, qui est né au sein de l’association Les Hydrophiles, créée en 2015 à Redon, en Ille-et-Vilaine, dont Christian Baudu est l’un des co-fondateurs. Après avoir réalisé une Fresque de l’Eau, l’idée a été de mettre au point une bande-dessinée, à la fois ludique et pédagogique, toujours sur le thème de l’eau, en Bretagne.

Dans ce « docu-fiction ludique et citoyen », on suit un duo formé par Quentin Tiniak, auteur d’un livre sur l’eau, très techno-solutionniste, et Gwena Talbec, journaliste indépendante. Celle-ci lui propose de partir en « road trip » à la rencontre de scientifiques, d’agriculteurs, d’ élu.e.s, de militant.e.s, d’institutions, d’industriels, de millitants associatifs… pour lui ouvrir les yeux sur les enjeux liés à l’eau en Bretagne, la nécessité de la préservation de la ressource, et les bonnes pratiques à adopter.

Tous deux rencontrent ainsi Jean Jouzel, paléoclimatologue (qui a préfacé l’ouvrage, ndlr), Joël Labbé, ancien sénateur auteur d’une loi sur l’utilisation des produits phytosanitaires, Thierry Burlot Président du Comité de bassin Loire-Bretagne, Kristen Falc’hon, de Splann, qui a enquêté sur la filière porcine bretonne, Véronique Marchesseau, paysanne et Secrétaire de la Confédération Paysanne, les habitants de l’Ooberge, habitat groupé participatif à Dol-De-Bretagne, Edwige Kerboriou, agricultrice et vice-présidente de la Chambre d’Agriculture de Bretagne, commission environnement…

Les rencontres sont nombreuses et variées, et apportent chaque fois des informations éclairantes, avec beaucoup de chiffres notamment, sur la situation de l’eau en Bretagne. Sont évoqués ainsi le grand cycle de l’eau, le petit cycle, la biodiversité, l’utilisation de l’eau dans l’agriculture et l’industrie, la consommation de l’eau au quotidien chez les habitants et des astuces pour la réduire, la pêche, l’artificialisation des sols, le sur-tourisme, le recyclage de l’eau, la réutilisation des eaux usées…sans oublier l’aspect « sacré » de l’eau, très présent dans la culture celte et bretonne, avec les lavoirs et les fontaines…

Le propos est dense mais, guidé par le duo, le lecteur prend plaisir à lire. Et comme Quentin, notre regard change sur cette ressource qu’on pense bien souvent inépuisable, et sur laquelle on se pose encore trop peu de questions. A la fois pédagogique, ludique, riche en informations, mais aussi avec des passages plus oniriques, « L’urgence de l’eau » est à mettre entre toutes les mains, sensibilisées ou non, tant l’enjeu de la préservation de la ressource est aujourd’hui crucial.


Pour aller plus loin : une chaine Youtube a été créé, sur laquelle on peut retrouver les interviews réalisées pour la bande dessinée : https://www.youtube.com/channel/UCueznYvpLsz9b-MBYid82cg

A écouter : une interview de Christian Baudu, réalisée par nos amis de la radio associative Plum’Fm :

https://www.plumfm.net/fr/programs/10811/episodes/65333







En balade au fil du Jarlot

Dans le cadre du Festisol à Morlaix, une balade à la découverte du Jarlot était organisée, proposée par des bénévoles de l’association Eau et Rivières de Bretagne. L’occasion de découvrir sous un jour nouveau cette rivière qui fait partie du quotidien des morlaisien.ne.s. Reportage

Le rendez-vous est donné en haut du Parking du Pouliet, près du centre des impôts, à Morlaix. Après les pluies des jours précédents, le soleil est avec nous pour cette après-midi, sous le signe de l’eau. Accompagnés de Dominique Poupon et Jean-Jacques Lohéac, deux bénévoles de l’association Eau et Rivières de Bretagne, nous allons partir à la découverte du Jarlot, l’une des rivières emblématiques de Morlaix. Longue de 21 kilomètres, elle prend sa source à Plougonven, et rejoint le Queffleuth, pour former le Dossen, alias la Rivière de Morlaix. L’un des affluents du Jarlot est le Tromorgant.

Le petit groupe que nous formons (une dizaine de personnes) commence à cheminer. Direction « la station de pompage de l’eau », annonce Jean-Jacques. L’occasion d’emprunter l’ancienne voie ferré devenue Voie Verte, et de passer aussi devant les Jardins Solidaires, créés par le Comité de Chômeurs de Morlaix. Le Jarlot s’étire sur notre droite, alors que nous longeons les locaux des Chiffonniers de la Joie, par derrière.

Après quelques minutes de marche, nous arrivons auprès de la station. C’est ici que les eaux de la rivière sont pompées pour obtenir de l’eau potable. Eh oui, l’eau du robinet à Morlaix provient du Jarlot ! (Après traitement pour potabilisation bien évidemment) « Ici sont extraits entre 6000 et 8000 mètres cubes par jour », détaillent Dominique et Jean-Jacques. L’eau est ensuite traitée par l’usine du Pillion, à Plourin-Les-Morlaix. Nous nous approchons de la station, en la surplombant depuis une petite passerelle en fer. Cela nous permet aussi de remarquer aussi la présence d’un bief, signe qu’un moulin était présent sur le secteur autrefois.

La station de pompage à gauche au fond.

La première escale est finie. Nous repartons, cette fois vers le parking du Pont Noir, sur la commune de Plougonven. A pied pour les plus motivés, en covoiturage pour les autres. Cette fois, nous allons suivre et remonter la rivière au plus près, à partir du Moulin de l’Ermitage, rejoint après avoir emprunté une portion de la voie verte n°7, ancienne voie de chemin de fer qui reliait Morlaix à Carhaix. Arrivés à l’ancien moulin à papier aujourd’hui détruit, nous filons sur un chemin qui surplombe le Jarlot. Les berges ayant bénéficié d’un débroussaillage par l’AAPPMA (Association de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique) de Morlaix, nous pouvons nous aventurer sur celles-ci. Après avoir pris soin de descendre sans glisser malgré le sol boueux, nous voilà sur le bord de l’eau. Le débit du Jarlot semble bon. Le bruit de l’eau tinte à nos oreilles. C’est parti pour une marche de plusieurs kilomètres, au plus près de l’eau.

L’occasion d’admirer quelques plantes aquatiques, mais aussi des peupliers ou encore des plants de grand carex qui peuplent les berges. Pas de poissons à l’horizon, mais nous tombons sur des traces laissées par des sangliers qui ont remués la boue. Un héron se laisse également admirer, volant au-dessus de la forêt. Nous sommes entourés de végétation, au bord de l’eau. L’occasion de prendre un bon bol d’air frais et de profiter de la bienfaisance des arbres, du bruit apaisant de la brise et du Jarlot, qui prend par endroit des allures de rivière sauvage.

Après quelques kilomètres, nous arrivons au terme du parcours, au Moulin Marrant. Il est temps de faire demi-tour et de repartir vers le Pont-Noir, cette fois ci par la Voie Verte, chemin plus facile d’accès. Chacun.e semble ravi.e d’avoir pu participer à la balade qui nous a permis de découvrir le Jarlot sous un jour nouveau, grâce notamment au travail fourni par les bénévoles des associations locales.