Aux arts citoyens et citoyennes !

Laure, Plume Citoyenne, nous fait un retour sur sa lecture de « Pour une insurrection des sens » de Jean-Philippe Pierron, paru dans la collection « Voix de la terre » aux éditions Actes Sud.

Et si nous vivions une huitième extinction, celle de nos sens, celle de notre rapport au sensible et cette extinction aurait pour conséquence notre insensibilité au naufrage du vivant, au changement climatique, au cataclysme des insectes et des oiseaux qui disparaissent.

Les arts alors auraient une vocation : nous aider à retrouver ce lien avec nos sens et donc à nous rendre à nouveau sensibles au sens philosophique du terme.

Voilà bien une approche passionnante portée par une écriture simple, humaine, à portée de tous. Cet ouvrage aborde tous les arts : les jardins, la cuisine, l’art de « cabaner », la danse, la musique et bien évidemment la littérature. Chacun a sa pierre à apporter à notre « re-connexion » à la nature. Que ce mot est laid tant il a pu être galvaudé par des marchands de bien-être. « Ma thèse se tient là. La crise écologique envisagée comme une crise de la sensibilité appelle une réponse en termes de cultures sensibles. ». Nous aurions développé « un rapport anesthésié à la nature par une civilisation hantée par la maîtrise, le contrôle et la gouvernance par des chiffres et des indicateurs ». Comment le nier ? L’auteur nous invite à retrouver le lien avec les choses de l’ordinaire, du minuscule, du « juste à côté ». Repenser notre rapport au monde par une recrudescence de la simplicité, loin de l’omniprésence de « l’image fabriquée de vie guidée par la consommation ».
> Le lecteur sort de ce livre galvanisé, prêt à se jeter sur les livres, les saisons culturelles dans tous les lieux de culture, prêt à échanger autour d’un bon repas. Voltaire ne fait-il pas dire à Candide « il faut cultiver notre jardin » ce lieu de culture, de toutes les cultures où l’homme retrouve, préserve et enrichit la nature. Chiche.

 

 




Du cabotage fluvio-maritime, de proximité et décarboné, en projet en Bretagne avec Avel Marine

L’association Avel Marine veut développer le transport fluvio-maritime de marchandises, décarboné et de proximité, en Bretagne. Pour se faire, elle a acquis deux bateaux, une barge pour le transport fluvial et un ancien crevettier hollandais pour le maritime, et est en train de les transformer, avec une propulsion à air comprimé et des voiles auxiliaires.

 

Plus d’infos : https://avelmarine.fr/




Calculer son empreinte carbone pour agir en faveur du climat

La notion d’empreinte carbone est intéressante pour qui souhaite réduire concrètement son impact sur le climat.

Il s’agit de l’inventaire des gaz à effet de serre par grands secteurs (alimentation, transport, …), présenté sous une forme simple et accessible à toutes et tous. Souvent exprimée à l’échelle d’un pays, l’empreinte carbone peut aussi être estimée par individu, en divisant l’empreinte nationale par le nombre d’habitants, ou calculée de façon plus précise, grâce à des simulateurs en ligne.

Le calcul inclue les gaz émis à l’étranger si leur production est destinée à satisfaire la consommation du pays donné. Par exemple, les émissions liées à la fabrication d’un smartphone en Chine à destination du marché français seront incluses dans l’empreinte carbone de la France.

Selon les sources et méthodologies utilisées, l’empreinte carbone annuelle d’un Français oscille entre 9 et 12 tonnes équivalent CO₂ (t éqC0₂) en moyenne. On retient souvent le chiffre de 10 tonnes, qui permet de donner un ordre de grandeur simple et parlant.

Or, il faudrait arriver à moins de 2 tonnes par an et par personne pour espérer contenir le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, et de préférence à 1,5°C à l’horizon 2100 par rapport aux niveaux préindustriels, comme le prévoit l’accord de Paris, signé lors de la COP21.

Les 2 tonnes peuvent être vues comme un objectif qui permet d’établir une trajectoire d’action. Mais il ne s’agit que d’une moyenne, et, pour caricaturer, une personne végétarienne, se déplaçant principalement en vélo et ayant une consommation responsable aura un impact bien plus faible qu’une personne carnivore, se déplaçant fréquemment en voiture et en avion !

Il est donc nécessaire de commencer par évaluer sa propre empreinte carbone pour pouvoir agir. Pour cela, il existe plusieurs simulateurs, le plus connu étant « nos gestes climat » de l’Ademe (https://nosgestesclimat.fr/). Ce dernier classe les différentes émissions par catégories : alimentation, transport, logement, services publics et divers. Un test qui ne prend pas plus de 10 minutes et permet de mieux comprendre son impact personnel et ses pistes d’action pour le réduire.

L’agence locale de l’énergie et du climat HEOL œuvre pour la transition énergétique et climatique en Pays de Morlaix. Elle offre notamment des conseils neutres et gratuits sur la rénovation thermique et les économies d’énergie. Plus d’infos sur 02 98 15 18 08 et www.heol-energies.org .




Samedi et dimanche, rendez-vous dans le Centre Bretagne pour Biozone

C’est reparti pour Biozone ! La célèbre foire biologique de Mûr-de-Bretagne, organisée par l’Association Produire et Consommer Biologique (APCB) et ses 150 bénévoles, se déroulera ce week-end. Pour cette édition 2023,, ce sont 180 exposants qui sont attendus : associations militantes, producteurs, paysans transformateurs, viticulteurs, commerçants…  « tous ont des produits certifiés 100% bio ou une activité éthique vérifiée et validée par la commission exposants composée de responsables bénévoles », précise l’APCB.

Des projections de documentaires, films (dont « Algues Vertes » et « Secrets toxiques ») et animations pour les petits et grands sont également au menu du week-end, qui sera aussi placé sous le signe du « zéro déchet ». Laetitia Crnkovic de Zéro Déchet Trégor animera ainsi plusieurs ateliers durant lesquels on pourra apprendre à fabriquer son cake vaisselle, son shampooing solide ou son dentifrice. Biozone est aussi engagée dans un « défi zéro déchet » : le public est invité à apporter sa gamelle, son gobelet, ses couverts, et ses contenants pour les achats en vrac !

 

Pratique

Samedi 9 et dimanche 10 septembre, de 10h à 19h, bourg de Mur-De-Bretagne (commune de Guerlédan)

Tarif : plein : 4 euros / réduit 2 euros / gratuit pour les -15 ans

Toutes les animations sont gratuites après paiement de l’entrée

Plus d’infos : https://foire-biozone.org/

 

 




165 km à vélo pour découvrir 11 tiers-lieux bretons

 

Le détail du parcours :

  • Dimanche 3 septembre : Visite de Chez Angèle à Peillac, et échange avec les contributeurs et contributrices du Parallèle à Redon.

    https://www.bretagnetierslieux.bzh/cyclotour-des-tiers-lieux-bretons




« Ce qui reste en forêt », un polar au cœur de l’Amazonie

Faune et flore riches et luxuriantes

. Ce qui reste en forêt est un roman agréable à lire, avec des personnages attachants, qui invite au voyage et au dépaysement.

Ce qui reste en forêt, de Colin Niel, éditions du Rouergue, 336 pages, 18 euros.

www.lerouergue.com