The association of women bearing the name of Vishnu

There is in Trivandrum, a premier institution for all the struggles for emancipation of women and feminist concerns; It is an NGO whose name is difficult to catch for an average French, Sreevaraham Vanitha Samithi (SVS). Translated into usual French, this means “the association of women in the name of Lord Varaha”, Varaha is one of the many avatars of the Hindu God Vishnu.

This NGO name is not due to any religious affiliation but only for being situated close to a Hindu temple dedicated to the God whose uniqueness is to have led a fight to 1,000 years to save planet Earth. Quite a symbol!

This charity association was created in 1913 by women of the high society of Kerala but acquired the true status of association only in 1957. Thanks to powerful political support in the early days, the association obtained a long-term lease of the State on a very large plot on which the current facility was built gradually.

First there was a clinic in 1957, and then pre-school classes and a handicraft training center. The school was built in 1961 as well as the children’s theatre, which officially opened on February 28, 1969, just 50 years ago.

Grafted on these activities of local social services, is a community-cum-school library that combine sa mobile library,meant mainly for home-bound elderly women.

 

A view of the front of the SVS / photo credit: Dominique Guizien

 

Today’s activities of SVS

 

A training and production centre

Throughout the year, women from poor neighborhoods (30 women per batch) come to learn artisan production techniques, in order to make their livelihood. Trainings extend from 2-3 days to 3-6 months.The normal cycle of progress for these women is trainee, then paid worker, and for the more gifted of them, entrepreneurs or even trainers, in a gradual process of empowerment. The crafts are very varied: bookbinding, fabric painting , mural painting, glass painting , metal embossing, manufacturing of soaps, detergents and lotions, decorations for Christmas and weddings, production manufacturing of candles, soft toys , thermal cooker, manufacturing of bags and file board , jewelry and beads works. There are also trainings in food craft, nutrition, catering etc. In fact, several women have taken up catering business for big and smalll events from their homes.

 

A part of the production of jewelry

 

Beads works

 

Painting on fabric

 

Folded paper picture

 

An elephant trunk ornament in embossed metal

 

Some of the trainees

 

The main trainer (left), a former trainee, next to one of her trainees, a future trainer.

 

A private school group

On these premises, kids are in school from the age of 4 years up to the age of 10-11 years, with an average of 25 children (boys and girls) per class. To complete this school equipment, there is also a creche which welcomes children from 2-3 years. The pride of SVS is its library but over time its documentary fund has dwindled and SVS would need a boost to level its books collection.

A Neighborhood Center for social activities

In addition, SVS continues its activities in the areas of health, culture and awareness through programmes of seminars and conferences aimed at the empowerment of women. It deals with health, violence against women, waste management, water preservation, energy management, use of solar energy devices, foodconservation and cookery. « Health camps » are organized for women and their children, but are also open to all public.Ayurveda massage sessions, learning of nursing home care, courses of life skill education for young girls, the importance of human values, education and personal development complete this social offer.

A theatre

The children’s theatre is 50 years old and had a heyday which witnessed the passage of the great stars of Indian music, dance and drama. It was also a neighborhood facility often hired out for family festivals and weddings. But with the years passing, this exceptional facility has much decayed, due to lack of funding available to carry out routine maintenance. Therefore it remains a magnificent 600-seat theater room that dramatically needs financial help for maintaining its role of a community centre for culture.

To learn more about SVS:

sreevaraham vanitha saminthi
https://www.freeofme.com/groups/view/36149/sreevaraham-vanitha-Samithi




Début de la récolte de sève de bouleau à l’éco-domaine du Bois du Barde : quand santé et développement économique font bon ménage

La récolte de sève de bouleau a débuté à l’éco domaine du Bois du Barde à Mellionnec dans le Centre Bretagne (22). Depuis quatre ans, sur la ferme de coat an bars Gilles et Anne-Laure Nicolas récoltent la sève de bouleau. Détoxifiant, antioxydant, anti-inflammatoire léger, les vertus de la sève de bouleau sont connues depuis longtemps. Les premiers écrits sur le sujet remontraient au XII ème siècle. La récolte qui a débuté ce 15 février durera près de deux mois.

Un travail quotidien

La récolte de sève de bouleau demande trois à quatre heures de travail quotidiennes pour récolter une centaine de litres. Le procédé est le même que pour l’érable ou le charme : un petit trou est percé dans le tronc de l’arbre au moment ou la sève remonte. Un tuyau y est placé et la sève s’écoule goutte à goutte dans un contenant accroché en-dessous. La sève est ensuite légèrement filtrée et conditionnée. Tout se fait sur le domaine. Une personne est embauchée à chaque récolte pour gérer le conditionnement des produits. Chaque année, seulement 150 arbres sur les 300 du domaine sont saignés afin de ne pas trop les solliciter et les laisser se développer.

Un environnement préservé où s’épanouit le plus vieux bouleau de France

La ferme de coat an bars développe d’autres activités agricoles, dont celles de pommes à cidre, l’élevage de poney highland et de moutons landes de Bretagne. C’est suite à des difficultés financières que Gilles et Anne-Laure Nicolas se sont lancés dans la récolte de Sève de bouleau. _« Nous avons rencontré des difficultés économiques dû à des calamités agricoles de plus en plus fréquentes. Nous devions trouver une solution, sans quoi nous devrions vendre la ferme. Nous avons en premier lieu cherché autour de nous, dans notre environnement très préservé. L’abandon des zones humides et des petits parkoù dans les années 1970, dû à la mécanisation intensive sur des terrains plus accessibles, a permis à certaines zones de se développer en bois et sous bois. Le bouleau prend sa place en premier dès qu’un terrain est à l’abandon. C’est ainsi que depuis 40/50 ans il se développe au Bois du Barde. Nous connaissions les vertus de la sève de bouleau et avons décidé de nous lancer dans cette nouvelle activité. »_

Des vertus reconnues depuis le XIIIème siècle

Si les plantes médicinales et la naturopathie ont le vent en poupe depuis quelques années en France, consommer de la sève de bouleau n’est pas un simple effet de mode. En effet, les premiers écrits sur les bénéfices de cette boisson naturelle dateraient du XIIème siècle. Vous avez abusé de raclette, tartiflette et/ou de week-end au chaud dans le canapé sans mettre le nez dehors durant l’hiver ? Détoxifiant, antioxydant et anti-inflammatoire léger, la sève de bouleau vous aidera à nettoyer votre corps et à vous préparer au changement de saison. Elle aiderait également pour les problèmes de peau comme l’acné ou l’eczéma.

Une cure de 3 semaines suffit

La sève de bouleau se boit fraîche, à jeun chaque matin. Une cure de trois semaines est recommandée. Les produits de la ferme de coat an bars sont vendus en contenant de 1,5L et 5L. Vous en trouverez dans la plupart des Biocoop de Basse Bretagne, sur le site web du domaine www.sevedebouleaubiodebretagne.bzh, ainsi qu’en vente directe à la ferme tous les vendredis et samedis de 14h à 18h. Vous pourrez également vous en procurer dans le Finistère au salon Baleadenn du Relecq-Kerhuon (9 et 10 mars) et à la Foire bio de Landerneau (16 et 17 mars).




L’association des femmes au nom de Vishnou

Il est à Trivandrum, une institution incontournable pour tous celles et ceux que les luttes féministes et pour l’émancipation des femmes concernent ; il s’agit d’une ONG au nom compliqué pour un Français moyen , Sreevaraham Vanitha Samithi (SVS). Traduit en bon Français, cela donne l’association des femmes au nom du Seigneur Varaha, Varaha étant un des nombreux avatars du dieu hindou Vishnou.

Cette ONG doit son nom, non à une affiliation religieuse mais à la proximité d’un temple hindou dédié à ce dieu dont la particularité est d’avoir mené un combat de 1.000 ans pour sauver la planète Terre, tout un symbole en somme.

Cette association de bienfaisance a été créée en 1913 par des femmes de la haute société kéralaise mais n’acquit son véritable statut d’association qu’en 1957. Grâce à de puissants soutiens politiques au début, l’association a obtenu un bail emphytéotique de l’Etat sur une très grande parcelle sur laquelle fut bâti progressivement l’établissement actuel. Ce fut d’abord une clinique en 1957 puis des classes pré-scolaires et un centre de formation artisanale. L’école fut construite en 1961 ainsi que le théâtre des enfants, inauguré le 28 février 1969, il y a tout juste 50 ans.

Sont venus se greffer sur ces activités des services sociaux de proximité, une bibliothèque scolaire à laquelle est jumelée une bibliothèque ambulante à destination principalement des personnes âgées confinées chez elles.

Une vue de la façade du SVS/ crédit photo : Dominique Guizien

Les activités de SVS aujourd’hui

 

Un centre de formation et de production artisanale

Tout au long de l’année, des femmes issues des quartiers pauvres avoisinants (30 femmes par promotion) viennent s’initier à des techniques artisanales de production, dans le but d’en faire leur gagne-pain. Les formations vont de 2-3 jours à 3-6 mois. Le cycle normal de progression pour ces femmes est stagiaire puis salariée rémunérée et pour les plus douées d’entre elles entrepreneures voire formatrice, dans un processus d’émancipation progressif. Les productions artisanales sont très variées : reliure de livres, peinture sur tissu, peinture murale, peinture sur verre, embossage métallique, fabrication de savons, détergents et lotions fabrication de décorations pour Noël et les mariages, fabrication de bougies, de jouets en tissu, fabrication de cuiseur thermique, fabrication de sacs et filets à provision, de bijoux et d’articles en perles. Elles apprennent également la cuisine et la nutrition. De fait, plusieurs femmes ont créée leur propre activité de traiteurs à partir de chez elles, pour des petits et grands événements du quartier.

Une partie de la production de bijoux

 

Travaux de perles

 

Peinture sur tissu

 

Ouvrage en papier plié

 

Un ornement de trompe d’éléphant en métal embossé

 

Une partie des stagiaires

 

La formatrice principale (à gauche), ancienne stagiaire, à côté d’une de ses stagiaires, future formatrice.

Un groupe scolaire privé

Dans ces locaux, les enfants sont scolarisés de l’âge de 4 ans jusqu’à l’âge de 10-11 ans, avec une moyenne de 25 enfants (garçons et filles) par classe. Pour compléter cet équipement scolaire, il y a également une crèche qui accueille les plus petits à partir de 2-3 ans. La fierté de SVS est sa bibliothèque mais au fil du temps son fonds documentaire s’est étiolé et SVS aurait besoin d’un coup de pouce pour remettre à niveau son offre de livres.

Un centre social de quartier

En outre, SVS poursuit ses activités dans le domaine de la santé, de la culture et de l’ouverture des consciences à travers un programme de séminaires et de conférences visant à l’émancipation des femmes. On y traite de Santé, de violences faites aux femmes, de gestion des déchets, de préservation de l’eau, de maitrise de l’énergie, d’utilisation d’appareils à énergie solaire, de conservation des aliments mais aussi de cuisine. Des « camp de santé » sont organisés pour les femmes et leurs enfants mais sont aussi ouverts à tous publics, des séances de massage Ayurveda , d’apprentissage des soins infirmiers à domicile, des cours d’éducation à la vie pour les jeunes filles, sur l’importance des valeurs humaines, l’éducation et le développement personnel complètent cette offre sociale.

Un théâtre

Le théâtre des enfants a 50 ans d’existence et a connu de grandes heures avec le passage de grande vedettes de la chanson indienne. Ce fut également un équipement de quartier apprécié notamment pour l’organisation de fêtes familiales et de mariages. Mais les années passant, cet équipement exceptionnel s’est beaucoup détérioré, faute de financements disponibles pour effectuer l’entretien courant. Reste donc une magnifique salle de théâtre de 600 places qui aurait bien besoin d’un coup de pouce financier pour jouer de nouveau son rôle d’équipement culturel de quartier.

Pour en savoir plus sur SVS :

sreevaraham vanitha saminthi

https://www.freeofme.com/groups/view/36149/sreevaraham-vanitha-samithi




Au lycée de Suscinio, le Petit Peuple de l’estran de la Baie de Morlaix bientôt mis en pièces…. céramiques !

Depuis plusieurs années maintenant, dans le cadre du module d’initiative locale «Connaissances des milieux littoraux et valorisation», il est proposé aux étudiants de 2ème année de BTS Gestion Protection de la Nature de bénéficier d’apports à la fois scientifiques et artistiques en lien avec le milieu marin.

Le lycée Suscinio affectionne particulièrement les projets art et nature qui encouragent les croisements entre le regard de l’artiste et celui du scientifique sur un même objet. Au-delà de l’expertise des milieux naturels et des modes d’intervention plus techniques et rationnels sur l’environnement, l’équipe pédagogique souhaite donner dans ses formations, toute sa place au regard poétique, sensible et symbolique sur l’environnement dont nous sommes partie prenante.

Et l’estran de la baie de Morlaix, les étudiant.e.s commencent à bien le connaître pour s’y rendre par tous les temps, accompagné.e.s de leur professeur de biologie ! Cette fois-ci, il leur est proposé de poser un regard différent sur « Le petit peuple de l’estran » présent, qu’il soit, animal, végétal ou minéral.

Pour ce faire, ils vont participer dès la semaine du 25 février à un atelier de pratique céramique animé par Nolwenn BRUNEAU, artiste-céramiste locale établie à Botsorhel.

Leurs pièces seront ensuite cuites dans le four des céramistes accueillies par l’association Traon Nevez, au Dourduff en mer, puis mises en place et en scène au lycée pour l’exposition publique qui se déroulera durant le mois de mai 2019 et donnera lieu d’ici là à un nouvel article !

La dimension artistique de ce projet est rendue possible grâce au soutien de la DRAC et du Conseil Régional de Bretagne, avec l’appui de l’association morlaisienne les Moyens du Bord dont l’équipe possède une solide expérience d’éducation populaire et d’accompagnement d’artistes autour de l’art contemporain.

Nolwenn Bruneau et l’une de ses créations en porcelaine

 




Le chasseur vegan

Le véganisme est le cœur du sujet aujourd’hui. Nous nous demandons si le véganisme pourrait être une solution pour ‘’sauver’’ le monde, ce qui est un sujet souvent abordé dans l’actualité. Le véganisme est-il un effet de mode ou un régime alimentaire qui peut sauver la planète ?

Depuis maintenant quelques temps, on constate bon nombre de vidéos, d’articles et de recettes pour être «en bonne santé», faire du sport, manger mieux, être écolo, faire attention aux animaux, à la planète. Peu à peu est arrivé le mouvement, la tendance, la philosophie végane.

Une définition du véganisme

(source : https://www.vegactu.com/actualite/combien-de-vegetariens-et-de-vegans-en-france-25932/)

Comment le véganisme est-il arrivé ?

Le véganisme est fondé sur le principe universel de la compassion. Donald Watson, qui a créé le terme végan en 1944 à partir du mot anglais vegetarian (végétarien en français), définit le véganisme comme l’extension logique du véganisme.

L’élément déclencheur a lieu dans les années 60 lorsque Peter Singer créé un mouvement de libération animale. On pourrait ainsi croire que le véganisme est loin d’être récent. Pourquoi s’apercevoir seulement maintenant de la présence animale dans notre assiette ? Certainement à cause de la prise de conscience de ces chiffres : 10 000 milliards d’animaux tués chaque année pour notre consommation, provoquant 15% des gaz à effet de serre selon l’ONU.

Un mode de vie respectueux des animaux

Être végan est un mode de vie basé sur le refus de toute forme d’exploitation animale. C’est la conséquence d’une réflexion sur les animaux, leur capacité à ressentir sentiments et émotions.

Lorsque l’on ouvre les yeux sur les abattoirs, la pêche, les laboratoires de recherche, les élevages …, Il devient difficile de les refermer.

Quand on choisit de devenir végan, on exclut autant que possible, toute activité faisant souffrir les animaux.

Etre végan au quotidien

Un label végan

Il existe des logos vegans pour signaler les produits alimentaires et cosmétiques sans cruauté, mais leur utilisation reste marginale en France.

La différence entre végétaliens, végétariens et végan

Selon une vision utopiste de la vie où aucun animal n’est tué, tout le monde vivrait de la même manière avec le même régime alimentaire etc. Ce serait contraignant pour une partie de la population, mais cela contribuerait à mettre fin à de nombreux problèmes planétaires.

L’agriculture végan

La question que l’on se pose est de savoir si les végans mangent quand même de la production d’aliments réalisée par un maraîcher qui utilise la traction animale ?

Les effets sur la santé

Le principal risque de carence concerne la vitamine B12, qui joue un rôle particulièrement important dans la formation des globules rouges et le renouvellement de certaines cellules. Or les végétaliens sont généralement complètement privés de cette vitamine que l’on trouve exclusivement dans la viande et le poisson et, dans une moindre mesure, le lait et les œufs.

Il est possible de remédier à ce déficit d’apport par des compléments alimentaires : du calcium et du fer, oligo-éléments indispensables, majoritairement apportés par les produits laitiers pour l’un, la viande pour l’autre.

la vitamine C favorise l’absorption du fer. les végans ont généralement de bons apports en vitamines par les fruits et légumes qu’ils consomment en quantité.

Les céréales et les légumineuses apportent des protéines de bonne qualité dont des acides aminés essentiels, à condition de diversifier sa consommation. Quant aux femmes enceintes ou allaitantes, les précautions doivent être très grandes. Dans le doute, mieux vaut s’en tenir à un régime omnivore avec les précautions habituelles.  En dehors de la vitamine B12, qui doit absolument être supplémentée, il est possible d’avoir une alimentation équilibrée en ne consommant que des produits d’origine végétale quand on est un adulte en bonne santé. Un constat qui ne s’applique en revanche pas aux femmes enceintes ou allaitantes, ni aux enfants en cours de croissance, ni aux personnes malades ou âgées. Il est fortement recommandé de prendre conseil auprès d’un médecin nutritionniste ou d’un diététicien avant de commencer un régime végétalien.

La vitamine B12 selon nos sources :

D’après nos différentes sources, nous avons constaté que chez les ruminants, la vitamine B12 est produite dans la panse (pré-estomac de la vache) par le biais des micros-organismes sur l’herbe, les fruits, la terre ainsi que dans les excréments.

L’humain lui, a besoin de ces compléments pour subvenir à ses besoins. Alors il mange de la viande, celle ci se retrouve dans l’estomac ou elle est dissoute grâce à l’acide chlorhydrique et donc sa vitamine B12 entre dans l’organisme (le foie, le pancréas, le cerveau, le système nerveux ainsi que le cœur).

L’agriculture végan serait-elle plus économique et écologique ?

D’après les omnivores, l’agriculture végan n’est pas plus économique ni plus écologique. On sait désormais que l’alimentation représente une partie significative de notre empreinte écologique. L’agriculture qui sert à produire ce que nous mangeons est responsable d’une partie significative des pesticides que nous consommons, ainsi que de la dégradation des sols et de nombreux autres problèmes écologiques comme la consommation d’eau (1kg de steack=15000L d’eau), la viande utilise 16 fois plus d’eau que 1kg de fruits.

Pour toutes ces raisons, de plus en plus d’individus cherchent à trouver un modèle alimentaire plus écologique, plus respectueux pour la planète. Et depuis plusieurs années, le régime végan est souvent présenté comme la meilleure alternative.

Pourtant, il s’avérerait que le régime végan n’est pas aussi écologique que ce que l’on pourrait croire. C’est surtout le mode de production de ce que l’on mange qui affecte l’impact de notre alimentation. Ainsi, une diète végan constituée essentiellement de produits importés ou aux impacts écologiques élevés comme l’avocat, le riz, les noix de cajou, le quinoa ou le millet sera certainement plus polluante qu’une diète omnivore avec une consommation modérée de viande, d’œufs et de produits laitiers, issus d’élevages respectueux de l’environnement. L’idée étant qu’une alimentation écologique est avant tout une alimentation qui se contente de consommer les aliments en fonction de notre capacité à les produire facilement, en quantités et sans trop d’impact sur la planète. Or, ces aliments écologiques peuvent-être végétaux, mais aussi animaux, et inversement, certains produits végétaux peuvent être très difficiles à produire en grandes quantités sans affecter nos ressources naturelles. Bien sûr cela ne revient pas pour autant à dire que tous les adeptes du véganisme ne mangent que des produits importés : beaucoup de végans tentent de consommer des produits locaux et de saison. Mais même de cette façon, se contenter d’aliments végétaux n’est pas toujours plus écologique que de s’alimenter avec des produits variés. De plus, on remarque que se nourrir de viande nous revient plus cher.

Les végans eux, souvent défendent leur cause en admettant que leur régime alimentaire est écologique et bon pour la planète. Ils défendent une agriculture dite « biocyclique » qui interdit l’emploi des farines animales. En revanche, la fertilité du sol est conservée au moyen de sources végétales et minérales, telles que le compost et la terre d’humus, les légumineuses (comme le trèfle). Les végan tentent souvent aussi de s’alimenter bio, sans prendre de produits importés et essayent de manger au mieux des aliments de saison et locaux.

 

Les actions anti-spécistes

Les actions des associations végans telles que la L214 ou végan impact sont de plus en plus intenses. Ils ont tendance à s’attaquer aux boucheries et aux poissonneries et abattoirs et donc directement aux citoyens ayant un métier lié aux animaux pour gagner leur vie.

Ce que l’on en pense :

forcément une solution pour sauver le monde car certes, on vivrait sûrement dans un monde plus économique mais pas forcément plus écologique, avec l’importation de tous les produits, lors de la transition, on produirait énormément car il faudra nourrir bétails et humains, on aurait une empreinte écologique plus élevée mais au bout d’un certain temps, le nombre de bétails va baisser progressivement et donc, on produira moins. Pour la campagne 2016/2017, 9,8 millions de tonnes de céréales ont été utilisées par l’industrie de l’alimentation animale, 1,43 million d’ hectares de maïs fourrage ont été cultivés en 2016, pour alimenter les élevages de ruminants.

Pour nous, la meilleure des solutions serait d’être flexitarien, ce qui veut dire réduire sa consommation de viande et que chacun choisisse son mode d’alimentation en ouvrant les yeux sur le monde pour s’apercevoir que manger trop de viande impacterait la planète.

et non aux citoyens en causant des dommages matériels.

Il faudrait alors réfléchir à un mode de production plus respectueux pour la planète.

De ce fait, est ce que les végans pensent aussi aux chaussures en plastique qu’ils portent qui sont fabriquées principalement par des enfants chinois ?

Préfèrent-ils manger des aliments produits avec des tracteurs qui polluent où sont-ils favorables à la production des maraîchers ?

L’interview avec Véronique Futtersack

Depuis quand êtes-vous végan ?

Alors premièrement, je ne me considère pas comme végan. Si on parle de définition, je suis végétalienne c’est à dire que je ne suis pas activiste, je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit.

Je suis devenue végétarienne dans un premier temps à 16 ans. Quand j’avais 7-8 ans je suis tombée sur une exposition du WWF sur la fourrure et j’avais été très choquée.

Il y a 5 ans à peu près, j’ai eu une grande prise de conscience : ’’si tu refuses de manger de la viande, pourquoi tu manges du lait et des œufs ? C’est la même chose !’’ Je me suis rendue compte que soit j’étais végétalienne, soit j’étais omnivore. Ça nécessite de tuer des animaux. Ça fait donc 40 ans que je ne mange pas de viande.

Avez-vous des carences au niveau de la santé, notamment au niveau de la vitamine B12 ?

Que pensez-vous du tofu, du quinoa etc ?

Comment vous-faites pour faire des gâteaux par exemple ?

On peut remplacer les œufs par du tofu soyeux, c’est une crème de soja. Les blancs en neige sont remplacés par l’aquafaba très à la mode en ce moment. Il vous suffit de prendre une boîte de pois-chiche, de filtrer, d’un côté vous avez les pois-chiches et de l’autre côté une espèce de jus. Et ce jus c’est comme du blanc d’œuf. Il existe plein de pâtissiers végan qui le pratiquent. Il existe une diversité énorme de produits, les plats sont variés et créatifs.

Il existe une recette très simple pour faire un gâteau. Il nous suffit d’avoir de la purée de patate douce, une moitié de chocolat et on a un fondant au chocolat super bon.

Le véganisme est rentré se développe pas mal par le biais de l’alimentation des jeunes (burgers, pizza,…) et il y a une offre de simili-viande et de simili-fromage très étendue maintenant, et on peut reproduire tous ces plats de manière assez ressemblante sans passer par la viande.

Nous sommes 9 milliards et il ne peut pas y avoir de la viande et du poisson pour tout le monde.

Est-ce plus écologique d’être vegan

Le végétalien impacte moins le monde que l’omnivore. Pour faire des chaussures en cuir on peut tout simplement attendre que la vache meurt de vieillesse pour récupérer son cuir.

C’est la société de consommation qui fait qu’on en veut toujours plus. Il y a de plus en plus de végans. L’espoir environnemental est très important pour que tout le monde puisse vivre et puisse manger.

Le plaisir passe par la souffrance des autres êtres. Si les gens devaient tuer leurs propres animaux pour manger, il y aurait beaucoup plus de végétariens sur la terre. Les enfants ne font pas le lien entre viande et animal. Les végans sont anti-spécistes.

Comment vous compensez ?

Les protéines sont aussi issues des végétaux. Il faut varier, si on ne mange que du blé par exemple, on aura forcement une carence. Je ne manque de rien. Il m’arrivait d’être carencée en fer comme beaucoup de femmes. Pour le calcium, il y a le lait de riz enrichi en nutriments végétaux . Il y a rarement de végétaliens obèses.

Ca existe depuis longtemps ce mode ?

Depuis toujours, on dit que les légions romaines, étaient toutes végétaliennes, ils ne se nourrissaient seulement de lentilles et de galettes de céréales. Les Egyptiens aussi. Dans tous les monastères bouddhistes d’Asie c’était la tradition.

Le monde nous incite à manger de la viande. Les lobbies de la viande et du lait font passer des messages. Ca dépend de l’esprit critique qu’on a.

Beaucoup de personnes de votre entourage sont végétariens ?

Mon mari, qui lui est plus flexitarien, et une de mes filles est complètement omnivore, une autre passe d’un régime a l’autre.

Qu’est ce que vous ne mangez pas ?

Pas de viandes, pas de poissons, pas d’oeufs, pas de produits laitiers ni de crustacés. Le fromage ça a été très dur, c’est addictif. Beaucoup de végans essayent de reproduire du fromage.

Conclusion de l’interview :

Être végan est une attitude-modèle qui permettrait à tout le monde de manger à sa faim

il faut 8 fois moins de surface agricole de production de blé que de production de viande donc on peut nourrir 8 fois plus de gens avec la même surface. Être flexitarien est une bonne solution pour des raisons économiques et environnementales, c’est un bon début. A quoi bon tuer pour que ça soit mis à la poubelle?

 

Réalisé par Camille et Thibault, élèves de 1ère S au lycée agricole de Suscinio, dans le cadre de leur TPE




Les infirmières de la clinique de l’énergie

L’Etat du Kerala, dans le Sud-Ouest de l’Inde promeut depuis le début des années 2000 une politique énergétique relativement ambitieuse, fondée sur le développement des diverses sources d’énergie renouvelable disponible. Dans ce cadre, un programme d’économie d’énergie original appelé « les cliniques de l’énergie » a été proposé en 2013 par le Centre de Gestion de l’Energie, agence giuvernementale du Kérala, convaincu du mérite de l’approche communautaire, via la société civile . L’organisation féministe All India Women’s Conference (AIWC) se vit confié le programme de formation, qu’elle met, depuis, en œuvre.

Le principe de ce programme est simple : la plupart des mesures d’atténuation des effets du changement climatique doivent commencer avec les femmes car elles sont les décideurs au niveau domestique, et par conséquent, les femmes doivent être les principales parties prenantes dans la mise en oeuvre des politiques.

Trois de ces « ambassadrices de l’énergie avec des responsables d’AIWC : à droite Madame Usha Naïr, vice-présidente d’AIWC, responsable pour le Kerala et à gauche madame Jalaja Kumari coordinatrice du programme, filiale AIWC de Thiruvananthapuram (en abrégé Trivandrum) crédit photo : Dominique Guizien

 

Ce programme s’appuie sur l’organisation territoriale de l’Etat de Kerala en 14 districts. Dans chaque district 130 femmes sont formées pour animer ce programme et à cet effet se voit confier une zone d’environ mille habitations. Ainsi, l’ensemble du territoire est théoriquement totalement couvert.

Le rôle de ces femmes est de visiter chaque maison et de rencontrer les mères de famille pour examiner avec elles l’usage qu’elles font des différentes énergies dont elles disposent. La consommation énergétique (y compris l’efficience énergétique et les déperditions d’énergie) n’est en fait qu’un prétexte pour revisiter leurs pratiques quotidiennes. Ainsi parler du gaz de cuisine, c’est aussi poser la question de ce qu’on cuisine et quand on le cuisine mais aussi donner des conseils de nutrition et de santé. C’est aussi parler d’une éventuelle conversion vers le gaz d’origine organique, par exemple le biogaz. C’est aussi l’occasion d’informer sur les sources alternatives d’énergie comme l’énergie solaire.

Sur la base de ce principe simple, ce programme lancé en 2013 et opérationnel depuis 2016 donne déjà de bons résultats puisque sur les premiers foyers visités, on constate déjà des économies d’énergie de 25 à 35%.

Le succès de ce programme tient essentiellement à ce que le transfert d’information se fait de femmes à femmes, les maris ou les fils étant totalement absents du processus et souvent n’en connaissent l’existence qu’au bout de quelques mois lorsque, les premiers résultats se faisant sentir, ils peuvent en apprécier toute l’utilité. Malgré ce contact plus facile entre femmes, les « nurses » des cliniques de l’énergie doivent encore vaincre les réticences de ces mères de famille et en général 3 ou 4 visites sont nécessaires pour que les choses se mettent en place.

Outre ces visites à domicile, les nurses des cliniques de l’énergie organisent également des réunions collectives de prise de conscience des enjeux énergétiques par bloc d’habitation. Cette fonction d’ambassadrice de l’énergie confère à ces femmes une place reconnue dans la communauté et contribue ainsi à leur donner une meilleure estime de soi. Pour certaines, c’est même l’occasion d’entamer ou de reprendre un parcours universitaire ou de qualification professionnelle. A cet égard, il convient de signaler que le Kérala est un Etat où plus de 90% des filles suivent une scolarité secondaire, le meilleur taux de toute l’Inde.

Cette valorisation sociale de leur rôle atténue-t-elle pour autant le manque de lucrativité de l’activité ? En effet, ces volontaires sont payées pour faire ce travail, mais leur rémunération reste symbolique puisque elles ne touchent que 20 roupie par visite (environ 25 centimes d’Euros) et encore là-dessus ces filles doivent payer l’impression des questionnaires qu’elles utilisent et l’envoi des comptes-rendus de visites qu’elles sont tenues de faire pour être payées. A ce stade il s’agit donc encore largement de bénévolat.

 

Pour en savoir plus sur AIWC :

http://aiwc.org.in/about_us.html

et sur les politiques de l’Etat du Kérala :

la politique de l’énergie (2001)
https://kerala.gov.in/documents/10180/46696/Energy%20Policy%202001

la politique d’égalité des genres et d’autonomisation des femmes (2009)
https://kerala.gov.in/documents/10180/46696/Gender%20Equality%20and%20Womens%20Employment%20Policy