2ème plan climat-énergie territorial 2014-18 du Conseil général du Finistère. Beaucoup de bruit pour rien !


Le bilan de la « consultation »rend compte de nombreuses remarques d’associations et de personnes individuelles concernant la centrale de Landivisiau (pages 16,17,18). Nous donnons ci-dessous les réponses du Conseil Général (page 24 du rapport).


III.1.3.2. Les observations relatives au projet de centrale à cycle combiné gaz de
Landivisiau :

De nombreuses contributions ont porté sur le projet de centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau. Huit des vingt contributions reçues portaient sur ce sujet. Ces différentes observations peuvent être regroupées sous les thématiques suivantes :

a) Les contributions :

- L’absence de transparence : la position des collectivités locales est perçue comme peu claire et comme favorable au projet. Certains contributeurs manifestent également des inquiétudes sur d’éventuelles indemnités promises à l’opérateur en cas d’abandon du projet.

- L’annonce de la réalisation de la centrale en 2016  : plusieurs contributions signalent une incohérence à annoncer la mise en service de cette centrale pour l’automne 2016 alors même que l’enquête publique n’a pas encore eu lieu et que les étapes de consultations et d’enquête publique sont des étapes majeures qui peuvent remettre en cause le projet.

- Les rejets de fumée de la centrale : certains contributeurs dont le groupement des agriculteurs biologiques s’inquiètent de l’impact qu’aura le panache de fumée. La durée de fonctionnement évaluée entre 2000 et 6000 heures par an est rappelée et interroge directement la question de l’effet sur les cultures. Le type même d’équipement est contesté car consommateur d’énergie fossile, générateur de gaz à effet de serre et d’un rendement énergétique jugé contestable.

- Le choix technologique : certains contributeurs contestent le fait que la centrale soit moins polluante que les turbines à combustion (Tac) utilisées actuellement. Ils indiquent que la centrale dégagerait entre 3,2 à 56,7 fois plus que les turbines au fioul de Brennilis et de Dirinon réunies. Ils concluent donc que le Finistère augmenterait ainsi ses émissions entre 208 500 tonnes et 895 900 tonnes de CO2/an, soit entre 3 et 13,8 % de CO2 en plus et non en moins.

Sur les questions techniques toujours, le collectif Gaspare est en désaccord avec le fait que les turbines à combustion soient appelées à être arrêtées à l’horizon 2015.

La durée de fonctionnement de la centrale compte-tenu des pics de froid est également contestée. L’utilisation prévue de la centrale est comprise entre 2000 et 6000 heures par an ce qui représente entre 83 et 250 jours par an : ce n’est pas conforme aux pics de froid en Bretagne.

- Le financement du projet : Les contributions sur le sujet portent, d’une part, sur la question de l’affection d’une partie de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) pour le projet et sur le positionnement de ces financements sur de la production et non sur des actions de réduction de la consommation. Ainsi, certains contributeurs contestent le financement public du projet centrale via la CSPE en indiquant que l’opérateur retenu pourrait toucher jusqu’à 40 M€ par an pendant 20 ans. Ils demandent à ce que les conditions d’utilisation de la CSPE soient rappelées dans le texte final du PCET

D’autre part, ces contributions sollicitent l’utilisation des financements publics pour développer des actions de réduction de la consommation et de production d’énergie renouvelable. Ils proposent de redéployer les financements prévus pour ce projet au profit d’investissements dans des politiques volontaristes de réduction des consommations.

Enfin, certaines contributions proposent des nouveaux mécanismes de taxation et de financements (taxation progressive des comportements générateurs de gaz à effet de serre, aide à l’isolation des bâtiments, aide à la production locale et à la recherche d’autonomie d’énergie).

Des contributeurs signalent que des centrales à gaz sont à l’arrêt : la centrale de Montoir de Bretagne est mise sous cocon, la centrale de Toul est à vendre alors qu’elle a été inaugurée en juin 2013. Selon ces contributeurs, ces centrales au gaz ne sont plus rentables.

Les conditions de concertation et le recours à la commission nationale du débat public (CNDP) : des contributeurs sollicitent du conseil général du Finistère une saisine de la commission nationale de débat public (CNDP).

b) Les réponses :

Sans préjuger de l’intérêt de ces contributions, il est nécessaire de rappeler que le Conseil général n’a pas compétence en matière de politique énergétique : l’appel d’offres qui a abouti à retenir le projet de centrale à cycle combiné gaz a été rédigé et piloté par les services de l’Etat.

Le Conseil général n’a pas été consulté dans ce cadre.

Le Conseil général n’a adopté aucun avis sur le projet.

S’agissant de la formulation utilisée dans le 1er document du PCET, le Conseil général prend acte des observations émises quant à l’absence de certitude, à ce stade de la procédure, sur la réalisation effective de la centrale. Les corrections nécessaires seront donc dans les documents définitifs. Dans les phrases concernées, les verbes exprimés au futur seront donc remplacés par les mêmes verbes au conditionnel.

S’agissant des éléments techniques, le Conseil général renvoie les contributeurs vers les documents publiés par l’Etat et la Région dans le cadre du pacte électrique breton.

L’ensemble des données relatives à l’état des lieux y sont présentées.

Enfin, concernant les aspects financiers, le Conseil général rappelle qu’il n’est pas compétent pour agir, tant sur les choix d’affectation de la CSPE que sur les autres financements associés au projet de centrale à Landivisiau.

Sur les modalités de concertation, le Conseil général est intervenu auprès des services de l’Etat pour que la population locale et finistérienne soit le plus largement possible associée aux étapes du projet. Il a notamment demandé au Préfet la création d’une Commission Locale de d’Information et de Suivi. En revanche, le Conseil général ne peut influer sur la décision de la Commission Nationale du Débat Public.


Notre commentaire :

Le Conseil général n’a adopté aucun avis sur le projet ?

N’est-ce pas son président qui déclarait en avril 2011 au sujet d’une centrale électrique à gaz dans le Finistère : « Cette centrale d’appoint se justifie, parce que les deux autres options n
e seront pas opérationnelles immédiatement. Et parce que les énergies renouvelables sont intermittentes. Elles ne vont pas produire au moment où nous en aurons besoin. Et nous ne sommes pas encore très équipés pour stocker l’énergie. C’est un tout cohérent »
.

N’est-ce pas lui qui confirmait, en février 2012, qu’il était favorable à une centrale électrique à gaz dans le Finistère mais « Qu’il aurait préféré Brennilis »  ?

Si, donc, le Conseil Général du Finistère et son Président n’ont rien à dire au sujet de la Centrale à Gaz de Landivisiau, qu’il se taisent vraiment et surtout qu’ils ne prétendent pas avoir élaboré un véritable « plan climat-énergie » pour le Finistère.

http://seaus.free.fr/




Transition énergétique : une loi en demi-teinte

Nucléaire, transports, voiture électrique, rénovation thermique, énergies renouvelables… sont les grandes thématiques autour desquelles tourne la loi sur la transition énergétique. Promesse de campagne de François Hollande, le texte devait être présenté au départ en juin 2013, suite à un grand débat national. Reporté, il ne devrait finalement être présenté qu’au printemps 2015, au grand dam des écologistes. Ségolène Royal, ministre de l’écologie, a donc rassuré ces derniers en le présentant en conseil des ministres mercredi 18.

 

Au programme du projet de loi, plusieurs grands axes. On y trouve notamment :

 

La rénovation/contruction énergétique des bâtiments

 

Un allègement fiscal de 30% sera accordé pour les travaux de rénovation énergétique engagés entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2015.

L’éco-prêt à taux zéro sera relancé à partir du 1er juillet 2014. L’objectif est de développer ces prêts, pour passer de 30 000 à 100 000 par an.

Les nouveaux bâtiments publics construits devront être « exemplaires sur le plan énergétique », et « autant que possible à énergie positive ».

 

 

 

Les transports

 

La voiture électrique sera développée : Le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique sera perennisé, et même doublé en cas d’achat couplé à la mise au rebut d’une voiture diesel.

L’installation de points de recharge sera intensifiée, avec pour objectif d’atteindre les 7 millions de points en 2030.

 

 

Développement des énergies renouvelables

 

Un plan national « méthanisation » va être lancé, avec 1500 méthaniseurs en 3 ans, dans les territoires ruraux.

L’éolien offshore sera développé, ainsi que la construction de fermes hydroliennes « pilotes ».

Il y aura également des « simplifications administratives » pour l’installation de panneaux solaires ou photovoltaïques.

 

 

 

Economie circulaire

 

L’objectif inscrit dans la loi est de réduire de 7% la quantité de déchets ménagers à l’horizon 2020, et de 50% les déchets mis en décharge à l’horizon 2050.

 

Nucléaire

 

La part du nucléaire dans la production d’électricité devra passer à 50 % à l’horizon 2025.

 

 

 

Mais le texte présenté ne fait pas l’unanimité. Si Nicolas Hulot s’est déclaré favorable à son contenu et juge qu’il s’agit là « d’un beau moment d’espoir pour la France », beaucoup d’autres associations environnementales estiment que la loi ne va pas assez loin. Pour Anne Bringault, qui coordonne les ONG sur la transition énergétique au sein du Réseau Action Climat, « le projet de loi ne répond pas à la commande initiale qui était d’identifier une trajectoire claire et des mesures concrètes pour orienter massivement la France vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. La question de la place du nucléaire a encore sclérosé le Gouvernement qui, faute de trancher, renvoie les décisions qui s’imposent aujourd’hui à plus tard et empêche les alternatives de se développer ». Pour Greenpeace, « Si le projet de loi reste tel qu’annoncé, soit sans limite d’âge pour les réacteurs nucléaires ni mécanisme de fermeture, la transition énergétique promise n’aura pas lieu… ».

Pour Alain Rivat, l’un des portes-paroles de la Fédération Anti-nucléaire de Bretagne (qui fédère des associations et citoyens breton(ne)s opposés au nucléaire, ndlr), « La question fondamentale est la place du nucléaire en France ». « Le parc nucléaire de notre pays est obsolète : les machines sont dépassées, 33 réacteurs sur 58 auront dépassé en 2014 leur limite d’âge. La volonté de passer de 75% de nucléaire à 50% ne prend pas en compte cette question de l’âge des réacteurs », estime-t-il. « Nous sommes désormais dos au mur : nous devons arrêter immédiatement le nucléaire, car, soit nous allons vers des catastrophes, soit nous allons vers des dépenses très importantes pour la remise en état des centrales, qu’il sera dur d’assumer au vu de la situation économique actuelle », poursuit-il. « Il faudrait donc transférer tous ces investissements vers le secteur des énergies renouvelables, engager une politique forte d’économie et de sobriété énergétique, et utiliser de façon transitoire les capacités des centrales thermiques existantes « , conclut Alain Rivat, pour qui la loi sur la transition énergétique en France est « source de bien des débats ».

 

 

Plus d’infos

 




Les éoliennes du Parc éolien citoyen de Béganne sont arrivées !

Le chantier de construction des 4 éoliennes du parc éolien citoyen de Béganne dans le Morbihan (Bretagne Sud, dans le Pays de Redon), commencé en mai 2013, a repris le 21mars 2014 avec l’arrivée des premiers convois exceptionnels des éléments des éoliennes. Les 4 éoliennes vont être montées en «  juste à temps » en fonction des conditions météorologiques. Après une phase de tests, il couvrira à partir de l’été 2014, les besoins en électricité d’environ 8 000 foyers (hors chauffage) soit l’équivalent de la consommation des habitants du canton.

L’originalité de ce projet tient au fait qu’il est porté et financé majoritairement par les habitants du territoire. Une première en France !

À l’heure où les conclusions du débat national sur la transition énergétique prennent une plus forte implication citoyenne, les habitants du Pays de Redon traduisent concrètement leur engagement à travers ce projet éolien.

La société Begawatts a été créée pour gérer l’exploitation du parc éolien. Elle fonctionne sur un principe coopératif, avec une gouvernance répartie en plusieurs collèges regroupant des citoyens, des acteurs de l’économie sociale et solidaire, et une société d’investissement dans les énergies renouvelables initiée par la région Bretagne. Au total, plus de 1 000 personnes sont impliquées dans l’investissement du parc éolien. Pour Jean-Paul Garric, Président de Bégawatts, « les particuliers du territoire réalisent au travers de leur investissement un acte citoyen qui s’inscrit dans une démarche participative. »

Si cette démarche est largement répandue chez plusieurs de nos voisins européens, elle est encore marginale en France.

Depuis 10 ans, l’association éoliennes en Pays de Vilaine, à l’origine du projet, contribue à faire émerger ce modèle basé sur :

– Le recours aux énergies renouvelables ;

– L’appropriation de la question énergétique par les citoyens ;

– La maîtrise locale de l’énergie productrice de richesse locale ;

– Des actions en faveur des économies d’énergie.

La fin de la construction du parc éolien va s’échelonner sur trois mois et se terminer vers fin Juin. C’est la concrétisation tant attendue par les citoyens qui ont participé à l’élaboration et à la mise en place de ce projet depuis 10 ans. Un projet à haute portée symbolique, car il est la preuve par l’exemple que l’éolien citoyen a toute sa place dans la transition énergétique.




Le nucléaire, pas cher ?

Les écologistes n’arrêtent pas de le répéter, mais ils ne sont pas les seuls : nous entrons dans une ère de l’énergie chère. Les gens de mauvaise foi et par ailleurs nucléocrates ou nucléolâtres mettent en cause le coût exorbitant auquel on rachète l’électricité d’origines renouvelables et présentent l’électricité d’origine nucléaire comme notre garantie anti-inflation. En l’état actuel des tarifs de rachat, ils n’auraient pas tort, si les tarifs pratiqués respectaient la vérité des coûts. Là aussi, les écologistes n’arrêtent pas de le répéter, et ils étaient jusqu’à naguère bien seuls, que le coût du nucléaire est sous-évalué. La Cour des Comptes, qui n’est pas peuplée de petits bonshommes verts mais plutôt de « gens bien » en costume anthracite et cravate et sachant compter, dit maintenant la même chose et en donne même la cause. http://www.ouest-france.fr/energie-nos-centrales-vieillissantes-plombent-la-facture-delectricite-2576597

 

Énergie. Nos centrales vieillissantes plombent la facture d’électricité

Au moment de choisir la stratégie énergétique de la France, voilà un élément d’appréciation que ne peuvent ignorer ni la ministre de l’environnement et de l’énergie, ni le Président de la République, lui-même issu de la Cour des Comptes.

L’évolution du coût de production a commencé il ya déjà quelques années

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/nucleaire-cout-production-bondi-21-27-05-2014-147174

 

Nucléaire. Le coût de production a bondi de 21%

Et cela devrait continuer dans les années à venir

http://www.lagazettedescommunes.com/235937/lenergie-nucleaire-sera-de-plus-en-plus-chere-en-france-previent-la-cour-des-comptes/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=28-05-2014-quotidien

 

L’énergie nucléaire sera de plus en plus chère en France, prévient la Cour des comptes

Il viendra bien un moment où les courbes de coût vont se croiser puisque dans le même temps l’électricité d’origine renouvelable coûte de moins en moins cher à produire car elle bénéficie à plein d’innovations technologiques liées à la montée en puissance de technologies émergentes.

Ce jour-là certains regretteront de ne pas avoir fait les bons choix d’investissement quand cela était possible. Ils le regretteront d’autant plus que d’autres sont en train de faire ces choix en Europe et compte tenu de l’importance du facteur énergie dans le fonctionnement de nos économies, c’est  en fait de la compétitivité de la France dans les années à venir dont il s’agit aussi. Alors que la France mise encore largement sur le nucléaire, les 27 autres pays européens misent maintenant de plus en plus sur les énergies renouvelables (avec plus ou moins de bonheur du point de vue écologique d’ailleurs).

 

Une première : Les énergies renouvelables dominent les sources de production d’électricité

Certes, cela a été possible parce que la consommation d’énergie a stagné et que cette stagnation est au moins autant due au ralentissement économique et à la baisse du pouvoir d’achat des ménages qu’à une politique volontariste d’économie d’énergie. Compte de l’évolution des courbes (voir graphique de l’article des « énergies de la mer »), il vaut quand même mieux être de ce côté-ci de l’Atlantique. Le réveil post-gaz de schiste risque d’être dur en Amérique du Nord

Cela prouve également qu’il va falloir passer à la vitesse supérieure en matière de sobriété énergique et malheureusement nous n’en prenons pas le chemin comme semble le dire une association de défense des consommateurs

http://www.lagazettedescommunes.com/235916/renovation-thermique-lufc-que-choisir-demande-une-refonte-des-aides/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=28-05-2014-quotidien

 

 
Rénovation thermique : l’UFC-Que Choisir demande une refonte des aides

 

Ça en fait des choses à trancher, rapidement, dans le cadre de la stratégie nationale de l’énergie. Bon courage, madame la ministre !




Taranis, un réseau régional pour les énergies renouvelables citoyennes


Lisa CROYERES (Réseau TARANIS) au Salon Ille et… par BD_info

 

 

 

Au programme de la journée d’inauguration :

– de 14h30 à 20h00 : stands des acteurs des énergies renouvelables citoyennes, expo-photos, sculptures, animation sur la maîtrise de l’énergie…

– de 14h30 à 16h30 : Balade chantée et sonnée au pied des éoliennes

– 17h : Inauguration officielle

-18h : apéro et scène ouverte

à partir de 19h, petite restauration

-20h : soirée musicale sous chapiteau

 

 

Plus d’infos

www.eolien-citoyen.fr

 

 

 




Ils ont construit des éoliennes

Campagne de Pleyber-Christ, à quelques kilomètres de Morlaix. Dans un ancien manoir appartenant à un agriculteur bio, l’activité bat son plein. Le bourdonnement des outils se fait entendre. A l’intérieur, sous un hangar, une vingtaine de personne discutent, percent, coupent, scient, par groupes. Nous sommes au cœur du stage organisé par l’association Alterre’Breizh, pour autoconstruire une éolienne domestique. Durant cinq jours, une vingtaine de personnes vont participer à la construction de deux éoliennes. « L’association Alterre’Breizh a pour vocation d’accompagner les transitions vers un mode de vie plus durable », explique Valérie Rivier, l’une des permanentes de l’association. « Nous voulons articuler le sens, et l’action, afin de comprendre comment chacun peut agir dans sa vie quotidienne », poursuit-elle. D’où l’organisation de ce stage, basé sur le « do it yourself », où deux éoliennes, l’une de 2000 watts, et une autre plus petite de 200 watts, vont être construites. « Nous aborderons aussi à la fois la thématique de la consommation élnergétique, à travers les questions des enjeux et des défis plus globaux en France et en Bretagne, ainsi que les énergies renouvelables », précise Valérie.

 

« Pas de pré-requis nécessaires »

 

Sous le hangar, les stagiaires s’activent. Certains autour de la création des pâles, en bois massif. D’autres autour de l’électricité et de la résine, pour fabriquer la génératrice discoïde, qui est la pièce maitresse de l’éolienne. Les autres enfin autour de la mécanique, pour souder l’ossature. Chaque atelier est piloté par un formateur, de l’association Tripallium, spécialisée dans l’éolien domestique, et notamment les éoliennes de type Pigott, inventées par un écossais du même nom, comme celles fabriquées ici. « Aujourd’hui, nous travaillons davantage sur la partie électrique », explique Laurent, le formateur en chef. « Nous avançons à bonne vitesse. Les participants sont ici plutôt expérimentés et autonomes, bricoleurs. Ce qui n’empêche pas que le stage est ouvert à tous : il n’y a pas de pré-requis nécessaires, tout le monde peut y participer ! Il suffit seulement d’être motivés et d’avoir envie », commente-t-il. Tous repartent à la fin avec la « bible », alias le manuel de fabrication de A à Z l’éolienne Pigott.

 

« Nous sommes bien accompagnés »

 

Dix-sept heures, la pause s’impose. Assis au soleil, Gérard et Yves discutent au soleil, assis sur un banc. Tous deux participent au stage, « afin de pouvoir être autonome en électricité chez nous », affirment-ils. Si Yves est breton, Gérard, quant à lui, habite dans les Landes. « Je ne suis pas tellement bricoleur », avoue-t-il. « Mais ici, nous sommes bien accompagné. Se retrouver en situation, seul, chez soi, ça ne sera pas facile ! Mais je vais essayer », promet-il. Yves, lui, est plutôt du genre autonome et bricoleur. Réaliser son éolienne chez lui ne lui fait donc pas peur « Et puis, on aura le nom de tous les participants, donc si on a un doute, on pourra s’entraider ! », se réjouit-il. Car c’est aussi cela, l’objectif du stage d’Alterre’Breizh. « On essaie de faire que tout le monde travaille ensemble. La coopération et l’entraide sont des valeurs essentielles dans le stage, et pour l’association », renchérit Valérie. Ainsi, si tout le monde a travaillé sur les éoliennes, la plus grande est destinée à Yvon, le propriétaire du lieu qui a accueilli le stage. Et la plus petite sera pour l’un des stagiaire, qui l’acquérira à prix coûtant, après avoir été tiré au sort. Le stage est également placé sous le signe de l’ouverture, puisque vendredi soir, dernier jour de l’opération, une soirée « portes ouvertes », avec concerts et spectacle autour du vent, était organisé. De quoi sûrement semer ches les bretons des envies de devenir autonome en électricité !