Dimanche printanier en Finistère, sous les signes des bonnes plantes
Si l’envie vous saisit de venir fêter le retour de la lumière, la Printanière vous ouvre ses bras végétaux ! Marché des paysan.nes herboristes du bout du monde, elle est un rendez-vous saisonnier autour des plantes médicinales, qui se déroule depuis trois ans maintenant au Run ar Puns, à Châteaulin. Plusieurs fois par an, les paysan.ne.s-herboristes du Finistère se rassemblent dans un lieu unique pour faire découvrir leur métier et leurs produits.
Une belle équipe de productrices et producteurs de plantes aromatiques et médicinales dans le Finistère organise ces retrouvailles régulières. Avec un groupe dédié pour chaque saison, l’événement est porté par Paysan.ne.s-Herboristes du Bout du Monde, association domiciliée à Douarnenez.
Au programme de ce dimanche : des événements festifs où trouver un marché de plantes médicinales : tisanes, aromates, baumes et huiles de soin, hydrolats, extraits de bourgeons, concentrés de plantes ; des ateliers d’initiation à la reconnaissance et à l’usage des plantes, des invité.es pépiniéristes, artisan.nes, auteur.ices…au gré des saisons, et un bar à tisanes et houblon pour faire le plein de plantes et de rencontres.
Parmi les sorties proposées, une balade botanique en signes et en voix avec Neza des Silènes (Eco-Bretons viendra bientôt faire plus amplement connaissance avec elle), passionnée par les plantes sauvages comestibles et médicinales, et engagée vers un monde plus inclusif accessible aux personnes Sourdes et Malentendantes. Elle sera en duo avec Claire des Herbes Vagabondes & Jardins Sauvages : « A l’unisson du délicieux végétal printanier et déjà si foisonnant qui nous entoure, partons à l’exploration de la forêt du Run ar Puns en chemin vers le canal de Nantes à Brest. Nous découvrirons la flore locale en distinguant les plantes comestibles, médicinales, mellifères et toxiques. Si vous avez une loupe pour observer les plantes de plus près, emportez-là avec vous ! ».
Bocage en Bretagne : la fin d’un paysage ? Rencontre à Lorient avec Splann!
La Médiathèque de Lorient invite Nolwenn Weiler, journaliste du média associatif breton d’investigation Splann – Lanceur d’enquêtes, pour aborder ce sujet toujours très sensible de la disparition du bocage. Il s’agit aussi de s’interroger sur comment mener une enquête journalistique indépendante aujourd’hui. Qu’est-ce que le journalisme d’investigation ? Quels en sont les enjeux ? Comment mène-t-on une enquête sur le terrain ?
Face à l’urgence climatique et à l’effondrement de la biodiversité, les talus et les haies du Nord-Ouest de la France et notamment de Bretagne sont d’une grande utilité. Les arbres et les arbustes présents dans les haies bocagères ont un rôle majeur : compensation de l’épuration, protection des cultures contre le vent et la sécheresse, prévention des inondations urbaines tout en conservant l’eau dans le sous-sol…
En dépit des idées reçues et des moyens alloués, bien après le remembrement opéré après-guerre, la destruction du bocage breton se poursuit. Il s’accélère même depuis dix ans, en lien avec la concentration du nombre d’exploitations agricoles. L’artificialisation des sols, notamment pour la construction de lotissements, ou encore le déploiement de la fibre optique, sont des facteurs aggravants. Au-delà des questions quantitatives, la qualité des haies se dégrade. Leur entretien repose presque entièrement sur les agriculteurs. Or, c’est une activité coûteuse, voire dangereuse. Jean-Luc Pichon de@eauetrivieresdebretagne2717 en dit plus ici : https://splann.org/replay/bocage-breton-la-fin-dun-paysage-lenquete-en-bref/
La rencontre avec Nolwenn Weiler se déroule vendredi 28 mars à 18h à l’auditorium de la Médiathèque de Lorient (https://www.facebook.com/mediathequesdelorient). Entrée libre dans la limite des places disponibles. Billetterie gratuite à l’accueil 1h avant. Pour enrichir la discussion, plongez dès maintenant dans l’enquête passionnante menée par les journalistes de Splann! Un travail approfondi à découvrir ici : https://splann.org/enquete/bocage
Article rédigé avec les informations de Splann! Dessin de Yann Le Sacher
Trois jours aux Champs libres de Rennes pour panser et (re)penser le monde
Nos futurs, ce sont des jeunes lycéen·nes, étudiant·es, engagé·es… accompagnés par Les Champs Libres, Sciences Po Rennes et le journal Le Monde. Ensemble, ils choisissent les sujets, invitent des personnalités, repèrent des initiatives, s’engagent et innovent.
Dans ce programme très riche, où tout est hautement recommandable, Eco-Bretons a repéré, notamment :
– Et si on écoutait les baleines ? Vendredi 21 mars à 10h30
Les baleines cristallisent plusieurs de nos enjeux de société : elles en révèlent les maux tout en nous offrant une partie des solutions face aux défis environnementaux. À la croisée de la recherche scientifique, de l’activisme environnemental et de l’art, plongez dans l’univers de ces mammifères marins, aux côtés de Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, Camille Brunel, auteur d’Éloge de la baleine, et Olivier Adam, bioacousticien spécialiste des sons des cétacés. Une rencontre proposée par des élèves du lycée Théodore Monod du Rheu – option Agronomie-économie-territoire, et trois étudiantes de l’Institut Agro Rennes-Angers et de Sciences Po : Charlotte, Léna et Anna. Une coopération d’idées, de compétences et de points de vue pour créer une rencontre informée et inspirante, centrée sur notre rapport au vivant. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/et-si-on-ecoutait-les-baleines/19689
– Écho-systèmes – Vendredi 21 mars, à partir de 12h
Voir, écouter, jouer, réfléchir, fabriquer, sentir, comprendre, s’exprimer… L’Atelier Vivant présente une expérience relationnelle, intergénérationnelle et inclusive, autour du vivant. À travers diverses propositions artistiques, les étudiant.e.s ouvrent un espace d’échanges sur nos relations singulières à tout ce qui vit autour et en nous. Au plaisir de ce moment vivant avec vous ! L’atelier Vivant est un groupe pluridisciplinaire composé de 25 étudiants en art de l’EESAB – Rennes et Quimper et l’EUR CAPS, en design et recherche créative de l’espace public. Ils ont imaginé collectivement leurs propositions entre le quartier de la Prévalaye et Kerminy dans le Finistère, avec l’envie de réfléchir à nos relations au vivant et tenter de questionner sa place dans notre société. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/echo-systemes/19750
– Un travail qui a du sens ? Vendredi 21 mars à 13h30
Faut-il trouver un travail pour être reconnu ? Peut-on changer de formation ou de travail facilement ? Comment sommes-nous accompagnés dans nos choix d’orientation ? Une conversation pour parler de l’orientation scolaire et professionnelle – du choix des spécialités aux vœux Parcoursup, en abordant aussi les possibilités de reconversion. Avec Malek Jaouen, jeune ingénieur qui a récemment repris un CAP de charpentier, et Serge Letournel, jeune retraité, dont les activités principales ont été et sont toujours la lecture et la flânerie. Le groupe qui propose cette rencontre est composé d’étudiants ingénieurs à l’INSA de Rennes. Ils viennent tout juste d’entamer leurs études supérieures et s’interrogent sur l’accompagnement reçu lors de leurs différents choix d’orientation, les débouchés et la place que va prendre leur future vie professionnelle dans leur vie. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/un-travail-qui-a-du-sens/19682
– Immobilisme écologique, comment en sortir ? Vendredi 21 mars, à 14h30
« Sauvez la planète, baissez le chauffage », « Ce n’est pas rentable, l’écologie », « L’État fait l’autruche ». A force de se renvoyer la faute, l’urgence ne fait que s’accroître…ainsi se crée le triangle de l’inaction. Pour réfléchir et agir ensemble, il est nécessaire d’interroger les échelles de pouvoirs. Avec Léna Lazare, activiste et membre des Soulèvements de la Terre, Nathanaël Wallenhorst, enseignant-chercheur spécialiste de l’Anthropocène et Léonard Dermarkarian,chargé de plaidoyer pour l’association Quotaclimat. Nina, Ewen, Gwenaëlle et Baptiste, étudient en BUT Carrières sociales, parcours animation sociale et socioculturelle, à Rennes. Ensemble, ils ont choisi de concevoir et de présenter une conférence sur l’écologie et la transformation sociale qu’elle engendre. Cette rencontre a été organisée avec l’Université de Rennes. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/immobilisme-ecologique-comment-en-sortir/19696
– La culture du prendre soin dans un collectif – Vendredi 21 mars à 15h
« Prendre soin » est un engagement conscient envers soi-même, les autres et l’environnement. C’est une responsabilité collective et individuelle de nourrir et préserver ce qui nous entoure, créant ainsi un cadre de bien-être et de respect. Retour sur l’expérience du Parallèle, tiers-lieu ressource pour les jeunes adultes en pays de Redon, où cette pratique est développée, et sur les enjeux et les difficultés rencontrés par la jeunesse en milieu rural, en discussion avec Eric Le Grand, sociologue et coordinateur de la Chaire de recherche sur la jeunesse à l’EHESP – Ecole des hautes études en santé publique. Les contributeurices du Parallèle créent ensemble : iels imaginent l’espace, la programmation et tout ce qui fait vivre ce lieu. Leur parcours de vie respectif et les rencontres au sein du lieu les poussent à mettre le « Prendre Soin » au cœur de leurs valeurs. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/la-culture-du-prendre-soin-dans-un-collectif/19688
– Environnement : faut-il faire peur, désobéir, donner envie ? Vendredi 21 mars à 18h30
En matière de lutte contre le réchauffement climatique, faire appel à la raison ne suffit pas. Preuve en est l’absence de changements malgré les recommandations répétées des scientifiques sur le climat et la biodiversité. Quelles sont les émotions à mobiliser pour susciter le passage à l’action ? La joie, au risque de ne pas prendre le sujet assez au sérieux ? La peur, au risque de tétaniser ? La violence, au risque de se mettre hors la loi et d’effrayer ? Ou encore le désir, l’humour ? Pour creuser ces pistes avec vous : le cinéaste Cyril Dion, les activistes Mathilde Caillard (MC danse pour le climat), Pauline Boyer (Greenpeace) et Léna Lazare (Les soulèvements de la terre) et le journaliste du Monde Nabil Wakim (auteur du podcast Chaleur humaine). Le Groupe Ouest, lieu pour la fabrique de récits en Europe, implanté dans le Finistère, a accueilli 8 jeunes dans le cadre d’une résidence en février. Retrouvez leur création collective durant les grandes assemblées avec Le Monde. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/environnement-faut-il-faire-peur-desobeir-donner-envie/19702
– Nos Histoires, nos mots, notre pouvoir – Samedi 22 mars à 17h15
Comment prendre la place quand la société nous marginalise ? Dans quelles conditions les personnes racisées – désignées ainsi car susceptibles d’être victimes de discriminations – peuvent transformer la marginalité en puissance ? L’art oratoire devient un outil pour reprendre place, guérir et créer de nouvelles opportunités. Avec Gaetan Zhang, président de Génération Panasiatique, Ikrame Mokdad et Ludovic Babas, formateurs en art oratoire. Ludovic Babas est formateur en art oratoire et fondateur de Mazynasyon, un projet soutenu par la Fondation de France, qui mobilise les jeunes de l’Océan Indien pour reprendre leur pouvoir d’agir. À travers la parole, il transforme le silence en force et les doutes en opportunités. Son objectif : que celles et ceux qui se sentent oubliés reprennent confiance, osent rêver, et construisent des chemins nouveaux. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/nos-histoires-nos-mots-notre-pouvoir/19710
– Repenser le monde en marchant – Dimanche 23 mars à 14h
De jeunes Français, Islandais et réfugiés vénézuéliens, sont partis marcher et bivouaquer dans les Highlands islandais pour questionner leurs sentiers introspectifs. De retour, ils témoignent de cette expérience à travers un ouvrage collectif, une série de podcasts, des photos et une vidéo. Notre lien à la nature n’est-il pas le fil à recoudre pour se construire ? UTI est une production de la compagnie à l’envers et ERASMUS + par Julie Seiller avec Erick Deroost ; Jean-marie Oriot ; Keur Eskemm ; Josep Gislason livre guidé par Alexandre Patureau Wild Bretagne et Léon Schiffer podcasts radio : Alice Lepage photos et vidéo : Erick Deroost Partenaires : Keur Eskemm ; Le Théâtre La Paillette ; Au bout du plongeoir ; le 4 bis ; Les Champs Libres ; Hafnarfjörður ; radio TV RUV ; UTIVIST https://www.leschampslibres.fr/au-programme/repenser-le-monde-en-marchant-uti/19713
– Nos boutures seront la rupture ! Dimanche 23 mars à partir de 14h
Comment nourrir la ville de demain ? Et si multiplier les jardins collectifs dans les villes permettait d’atteindre l’autonomie alimentaire des quartiers et de recréer du lien social ? Atelier proposé par l’association étudiante de jardins partagés de l’Université de Rennes, Plantafac.
– Simulation de la COP Biodiversité – Dimanche 23 mars à 14 h
Alors que 73 % des espèces ont disparu depuis 1950, l’urgence d’agir en faveur de la biodiversité s’impose dans tous les cas à nous. Participez à une simulation de la COP Biodiversité et incarnez un négociateur, chef d’État ou lobbyiste pour découvrir la complexité des négociations. Pas besoin de connaissance ou compétence préalable ! Klara, Candice et Clarisse, sont étudiantes en école d’ingénieur en environnement – UniLaSalle et membres de l’association COP Trotter, qui fédère les étudiants autour des enjeux climatiques. Atelier sur inscription au 02.23.40.66.00
– Troisième nature – Grégoire Eloy (expo photos) : jusqu’au 21 septembre 2025
Des glaciers des Pyrénées à l’estran du Finistère, l’exposition présente l’exploration photographique de paysages géologiques, forestiers et marins, menée par le photographe Grégoire Eloy au cours des dix dernières années. En grimpant au glacier à ski, en passant la nuit en forêt ou en plongeant avec son appareil photo, Grégoire Eloy nous partage une expérience immersive du paysage naturel, vécue comme un rite initiatique. Une façon pour le photographe de rentrer dans l’intimité du paysage. Au croisement du documentaire et de l’expérimentation, le travail de Grégoire Eloy mélange les échelles (de la photo satellite au microscope à balayage) et les techniques (photographie documentaire, photogrammes, cartographie, imagerie scientifique…). En dialogue avec des scientifiques de la matière et du vivant, il tente de comprendre la formation et l’évolution de la matière et de notre environnement. https://www.leschampslibres.fr/au-programme/autres-mondes-gregoire-eloy
C’est toujours la culture qui fait basculer les sociétés
Et si notre rapport à l’environnement ne pouvait évoluer que par un changement culturel profond et majeur de nos perceptions ? Et si seule la culture pouvait faire basculer la société, comme l’affirme l’archéologue Ludovic Slimak ? C’est à ces questionnements essentiels que nous invite le film « L’usage du monde » de la cinéaste Agnès Fouilleux, en tournée bretonne jusqu’à la fin de cette semaine*, et dont la LPO est partenaire, avec Paysans de Nature, France Nature Environnement, les clubs CPN, Terre & Humanisme et la revue Socialter.
À travers l’histoire et la préhistoire, depuis les peintures rupestres de la grotte Chauvet jusqu’aux débris laissés dans l’espace par les satellites d’Elon Musk, le film, dont le titre reprend celui du célèbre ouvrage de l’écrivain-voyager suisse Nicolas Bouvier, nous invite à une réflexion sur les sociétés humaines et les traces qu’elles laissent de leur passage sur terre.
Au fil du film, des historiens, anthropologues, analysent cette culture humaine qui s’est détachée peu à peu de la « nature ». Jean-Paul Demoule, Valérie Chansigaud, Jean-Claude Génot, Catherine Larrère, Ludovic Slimak, mais aussi Claude Lévi-Strauss, et les textes notamment de Henry David Thoreau, nous ouvrent à un autre regard sur cette relation. Des paysans, forestiers, écologues, porteurs d’une autre vision des interactions avec le vivant, organisent de nouvelles alliances, renouent ce lien abîmé.
Ils nous font comprendre à quel point une approche sensible, des connections subtiles, le lâcher prise sur la domination, l’humilité, l’observation et l’écoute de cette nature est une opportunité pour vivre mieux.
Alors que l’extinction de milliers d’espèces vivantes, la modification accélérée du climat et les pollutions irréversibles de notre milieu nous emmènent vers une crise sans précédent, notre culture pourrait être entraînée par un nouveau récit, vers une autre réalité.
Et si ce lien à la terre, à l’eau et aux autres espèces, était de même nature que celui qui nous relie aux autres humains, aux autres peuples ? Si pour mieux « faire société », il fallait apprendre, à l’instar du philosophe Baptiste Morizot, à tisser de nouvelles alliances avec cette part sauvage du monde, à renouer avec le vivant ? Réinventer notre rapport à la nature, à l’agriculture et à la démocratie pourrait être les premiers mots jetés là en préambule pour écrire cette nouvelle histoire : « Le lien entre politique et vivant est probablement celui qu’il nous faudra renouer pour inventer une nouvelle façon d’habiter la terre et de faire société : un nouveau récit, une nouvelle culture. » nous dit Agnès Fouilleux
*Distribué par l’association Bonnette et Minette, le film est sorti en septembre dernier. Après Groix, Sarzeau, Etel en début de semaine, la réalisatrice Agnès Fouilleux poursuit sa tournée bretonne de ce début de mois de novembre, organisée par Cinéphare**, réseau de quarante sept salles de cinéma et d’associations de cinéphiles de Bretagne, avec des projections-rencontres : le mercredi 6 à Morlaix (Sew/La Salamandre), le jeudi 7 à Carhaix (Le Grand bleu), le vendredi 8 à Loudéac (le Quai des images)- et le samedi 9 à Douarnenez (le Club). Le film sera également projeté (sans la présence de sa réalisatrice), le mercredi 13 novembre à Bréal-sous-Montfort, au cinéma La Bobine, le jeudi 14 novembre à Lannion avec Thierry Amor de Bretagne Vivante (cinéma Les Baladins) et le jeudi 21 novembre à Belle-Île-en-Mer, au cinéma Le Petit Bal Perdu.
Nous vous proposons, en podcast, un entretien avec Agnès Fouilleux, suite à la projection de son film au cinéma La Salamandre à Morlaix le mercredi 5 novembre. A l’ombre des arbres du Jardin de la Manufacture des Tabacs, terrain de jeu de l’artiste-jardinier Tiphaine Hameau (à qui nous avons consacré un article ici et là), elle évoque son parcours de cinéaste engagée, et les difficultés liées à son statut d’indépendante, qui a choisi une structure associative pour distribuer ses films.
L’idée sortie. L’éco-habitat ouvre ses portes
Ce week-end ont lieu les désormais traditionnelles « portes-ouvertes » du réseau Approche Eco-Habitat. Au programme de cette treizième édition, 29 réalisations en habitat écologique, à découvrir dans le Finistère et les Côtes-d’Armor.
Approche Eco-Habitat est un réseau breton fédérant plus de 100 adhérents, professionnels, citoyens, ou élus, tous engagés dans une démarche d’habitat durable. L’association a pour objet de « Promouvoir un habitat, des lieux de vie et de travail sains, économes en ressources, matériaux et énergie, respectueux de l’environnement, de la culture et des générations futures ». Elle organise pour cela des formations, conférences, ateliers, cafés-débats, speed-meeting de l’habitat écologique…et une opération portes-ouvertes annuelles.
L’édition 2024 de ces portes-ouvertes a lieu ce week-end. Au programme : pas moins de 29 réalisations à visiter, autour des thèmes du neuf, de la rénovation, de l’agrandissement, de l’aménagement intérieur, du patrimoine, de la construction bois…On pourra par exemple découvrir une rénovation thermique à Ploumoguer (29), une extension bois sur deux niveaux à Plouzané (29), un assainissement par phytoépuration à Douarnenez (29), la réhabilitation d’une ancienne ferme à Plouha (22)…Toutes les visites seront l’’occasion d’échanger avec les propriétaires et les professionnels, artisans et concepteurs, qui sont intervenus sur les chantiers.
Ce week-end à Lorient, les « Journées d’automne de la bio » à l’occasion des 20 ans de l’association Bio Consom’acteurs
(Plume Citoyenne) L’association Bio Consom’acteurs agit pour une alimentation et une agriculture respectueuses de l’humain et de la nature, des fourches et des fourchettes. Elle agit quotidiennement en faveur de l’accessibilité, théorique et matérielle, de l’alimentation Bio, locale, et équitable. Elle organise ce week-end à Lorient les « Journées de la bio » pour fêter ses 20 ans.
On distingue trois axes principaux qui composent l’action de BCA :
– Informer le grand public des questions liées à la Bio, grâce à notre newsletter mensuelle et étoffée, notre site internet riche et fraîchement relooké, notre activité sur les réseaux sociaux et notre présence sur des événements tout public (salons, festivals, marchés…). BCA a également co-produit un certain nombre d’outils de communication : des infographies, des livrets, des affiches. Pour l’information, tous les supports sont bons !
– Sensibiliser le grand public, en particulier les enfants, aux enjeux liés à l’agriculture et à l’alimentation. Bio Consom’acteurs est une association d’éducation populaire, et croit fermement à l’importance de la conscientisation pour rendre les citoyens et les citoyennes acteur.ices de leur société, de leur santé et de leur planète ! L’éducation populaire est une réponse aux urgences environnementales que nous affrontons, c’est pourquoi BCA intervient dans des écoles, des collèges, des lycées, organise des concours d’éloquence, anime des ateliers…
– Mobiliser la société civile, aux-côtés de collectifs dont nous faisons partie, pour interpeller les politiques, diffuser des pétitions, organiser des assemblées, participer à des évènements militants. De trop nombreuses fois le glas a sonné : réunissons-nous, fédérons-nous, mobilisons-nous !
Au-delà de la stricte alimentation, Bio Consom’acteurs accompagne le changement vers des modes de consommation durables, éthiques et solidaires en phase avec les défis sociaux, environnementaux et économiques d’aujourd’hui et de demain.
Cette année, l’association Bio Consom’acteurs fête ses 20 ans!
En l’honneur de ces 20 années d’actions en faveur d’une alimentation Bio, locale et équitable, nous réunissons une grande partie des acteurs et actrices de la Bio afin de nous fédérer et de massifier ce grand projet que nous portons ensemble : une Bio accessible à toutes et tous. Bio Consom’acteurs organise donc les Journées d’automne de la Bio à la Cité de la Voile à Lorient les 19 et 20 octobre 2024.
Ce week-end a pour ambition d’être un temps politique majeur autour de l’agriculture et de l’alimentation biologiques, regroupant un ensemble d’acteurs associatifs, d’élu·es, de collectivités, de militants et militantes, etc. Le dimanche, nous souhaitons aboutir à l’appel de Lorient, un texte commun qui réaffirmera la nécessité d’une agriculture et d’une alimentation saines, durables et accessibles à toutes et tous. Marc Dufumier et Stéphanie Pageot marrainent et parrainent l’événement.
Nous préparons aussi la publication d’un ouvrage collectif, co-écrit par différentes parties prenantes de la Bio et de ses enjeux. Les différents textes s’articuleront autour de la question suivante : « Quelle(s) forme(s) peut prendre la défense d’une agriculture et d’une alimentation saine et durable ? ». La maison d’édition Rue de l’échiquier, dont l’histoire est étroitement liée avec nos intérêts écologiques, nous accompagne dans cette aventure littéraire et politique.