500 arbres plantés à Bignan (56) avec Clim’Actions Bretagne

Depuis 2017, L’association Clim’Actions Bretagne réalise des opérations de plantations d’arbres afin de voir pousser de nouvelles forêts pour la biodiversité et le climat. Elu.e.s, entreprises, citoyen.ne.s, élèves… sont invité.e.s à participer collectivement aux projets. C’est le cas à Bignan (56), sur une parcelle de un hectare mise à disposition par la commune, sur laquelle 200 élèves et des adultes ont mis en terre 500 arbres.

« Qui veut planter le prochain arbre ? » « Moiii », répondent en chœur les enfants, répartis en petits groupes. La fraicheur de cette matinée de décembre n’arrête pas l’enthousiasme des 200 élèves des écoles Saint-Joseph, Saint-Henri, et Jean Monnet de Bignan, venus planter quelques 560 arbres, sur une parcelle d’un hectare, allée du Pradigo, toute proche du bourg. L’opération se déroule sous la houlette de l’association Clim’Action Bretagne, dans le cadre de son dispositif « De nouvelles forêts pour la biodiversité et le climat en Bretagne ». Cinq animateurs et animatrices, bénévoles et salarié.e.s, sont sur le terrain pour accompagner les jeunes jardiniers en herbe. « C’est important, cela leur permet de remettre les mains dans la terre. Planter un arbre, c’est symbolique », apprécie Dominique Pirio, présidente de l’association.

Lancé en 2017, le programme de Clim’Actions Bretagne a permis la plantation de 20 000 arbres sur 17 parcelles communes, à Ploeren, Saint-Avé, Saint-Congard, Saint-Nolff, Sulniac, Theix-Noyalo, Vannes, Arradon, La Vraie-Croix, Pluherlin, Laillé (35), Livré-Sur-Changeon, Ossé, Vieux-Vy-Sur-Couesnon, et Languidic. En janvier, d’autres opérations auront lieu dans les Côtes-d’Armor, à Plumieux et la Roche-Jaudy. A chaque fois, des professionnels forestiers qui fournissent les plants sont associés, ainsi que des collectivités qui proposent des parcelles, et des entreprises locales qui sont mécènes et dont les salarié.e.s peuvent venir participer. « C’est notre particularité », explique Dominique Pirio. « On réunit les élus, les entreprises, les associations, les habitants, les écoles… tous et toutes autour de la parcelle ». Ici à Bignan, Chantal Bihoès, maire, a tout de suite été partante. « C’est le genre d’actions qui parle à tout le monde. Ici, nos enfants auront appris à planter ». Et auront aussi bénéficié d’animations pédagogiques autour de l’arbre et de la forêt, proposées par Clim’Actions, avec le soutien de l’Europe et de la commune.

Au Pradigo, ce sont ainsi des chênes sessiles, des chênes chevelus, des chênes verts, des chênes pédonculés, mais aussi des merisiers, sorbiers des oiseleurs, tilleuls à petite feuilles et charmes, qui ont été plantés. « Les arbres aident à séquestrer le carbone, on compte aujourd’hui beaucoup sur la forêt pour cela », affirme Dominique Pirio. Ils sont également essentiels pour la préservation de la biodiversité et la qualité de l’eau. « C’est important que la société se réapproprie la forêt, il y a encore trop de méconnaissance sur le sujet ». Ces petites plantations serviront également à observer l’adaptation et la résilience des espèces face au changement climatique et aux maladies.

Sur la parcelle, de nouvelles classes arrivent, pendant que d’autres repartent. Le bruit des maillets résonne. Il faut en effet planter deux piquets de bois afin de faire tenir la protection qui entoure le plan, réalisée, et c’est une autre des spécificités de Clim’Actions, avec des poches d’huitres réutilisées. Grâce à ce système, les petits arbres seront protégés des chevreuils, qui adorent les grignoter.

Après les plantations, la parcelle boisée va poursuivre sa croissance. Un panneau totem sera notamment installé, afin d’expliquer le projet et d’apporter des informations sur les essences plantées et leur développement. « On viendra également mesurer les arbres et observer la biodiversité, sur plusieurs années », explique Aline Vélot salariée chez Clim’Actions, et qui s’occupera du suivi. Des chantiers participatifs pour le désherbage seront organisés, et des référents locaux seront nommés, pour signaler tout problème.

Afin de poursuivre son opération de plantation ailleurs dans la région, Clim’Actions Bretagne a lancé un financement participatif. Chacun.e peut participer suivant ses possibilités, sur la plateforme bretonne Kengo. Objectif : 5000 euros, pour pouvoir planter 5000 arbres : https://kengo.bzh/projet/4826/plantations-de-forets-pour-la-biodiversite




La recette. Soupe de rutabaga à l’ail rôti

Le rutabaga est un légumes-racine, classé encore bien souvent dans la catégorie des « légumes anciens ». Il a été particulièrement consommé pendant la seconde guerre mondiale. Riche en fibres, potassium et vitamine C, il est aussi diurétique. On peut le manger cru ou cuit, en automne ou en hiver. Voilà justement une recette de soupe pour se réchauffer, qui mêle rutabaga, ail, carottes et thym.

 

Ingrédients pour 6 personnes

  • 1 c. soupe d’huile d’olive
  • 4 gousses d’ail
  • 3 belles branches de thym frais
  • 700 g de rutabaga
  • 600 g de carottes
  • 750 ml de bouillon de légumes
  • 250 ml de lait
  • 400 g de haricots blancs cuits
  • 1 pincée de sel

Préparation

Préparer les ingrédients. Peler et émincer finement l’ail. Éplucher les légumes et les couper en morceaux de la taille d’une bouchée (environ 1 cm d’épaisseur). Laver le thym. Rincer et égoutter les haricots.

Chauffer doucement l’huile dans une grande casserole et y faire fondre l’ail, avec une pincée de sel. Ajouter le rutabaga, les carottes et 2 branches de thym. Faire revenir une minute, sans brûler l’ail.

Ajouter le bouillon et le lait, porter à ébullition, puis laisser mijoter doucement et à couvert pendant 20 à 30 minutes. Les légumes doivent être tendres sans tomber en purée.

Ajouter enfin les haricots pour les réchauffer 3 minutes. Retirer les branches de thym. Goûter, ajuster l’assaisonnement

Servir très chaud et saupoudrer du reste de thym.




Les coups de cœur littéraires d’Eco-Bretons de décembre

Eco-Bretons vous propose en ce mois de décembre ses coups de cœur littéraires. Au programme, deux livres : un récit autobiographique d’une jeune ornithologue britannique, et un roman graphique sur l’Amoco Cadiz.

« Birdgirl » de Mya Rose Craig , éditions Actes Sud, par Marie Jaouen, administratrice d’Eco-Bretons

Récit autobiographique absolument passionnant d’une jeune ornithologue britannique.

On suit l’autrice, Mia Rose Craig, dans sa découverte des oiseaux autour du monde et dans son engagement dans la protection de la nature qu’elle souhaite la plus inclusive possible. Parce que voir le monde au travers des yeux d’ornithologues privillégiés lui a toujours semblé injuste – elle est d’origine bangladaise- Mia Rose nous décale le regard en toute simplicité vers un regard plus généreux envers les oiseaux et tous les humains de cette planète. S’émerveiller de la beauté du monde, la partager dans le respect de celui-ci permet aussi à la jeune autrice de faire famille. Famille dont la sienne confrontée à la bipolarité de sa mère qui ne s’apaise que lors de leur contemplation commune des oiseaux du monde.

Ornithologie, écologie, santé mentale, voyage, engagement de la jeunesse, émerveillement…C’est tout ce que vous retrouverez dans ce roman à offrir à toutes les personnes autour de vous qui aiment contempler les oiseaux ou la nature plus largement…Vous y découvrirez des oiseaux du monde entier, du continent africain, comme ceux d’Asie ou d’Antarctique, et je vous conseille d’avoir à portée de main un guide ornithologique pour mettre sur votre rétine les merveilleuses espèces que Mia vous décrit.

Bleu Pétrole, de Gwénola Morizur et Fanny Montgermont, éditions Bamboo – par Marie-Emmanuelle Grignon, journaliste à Eco-Bretons

 L’Amoco Cadiz. Ce nom évoque encore bien de tristes souvenirs chez les habitants de la côte nord de la Bretagne. Le pétrolier s’est échoué en face de Portsall, dans le Finistère, le 16 mars 1978. Ce sont plus de 60 000 tonnes de pétrole, sur les 220 000 que transportait le navire, qui vont alors souiller les côtes, provoquant l’une des pires catastrophes écologiques du siècle. Le maire de Ploudalmézeau (où se situe Portsall), Alphonse Arzel, entre dans l’histoire en fondant le Syndicat Mixte de Protection et de Conservation du Littoral du Grand Ouest (devenu Vigipol), et en menant le combat contre le géant Amoco, qui s’est soldé par un procès à Chicago au terme duquel la firme a été condamnée et a dû procéder à  l’indemnisation des collectivités victimes.

C’est la petite-fille d’Alphonse Arzel, Gwénola Morizur, qui a écrit le scénario de la bande dessinée « Bleu Pétrole ». Dans celle-ci, elle mêle fiction et réalité, pour raconter l’histoire de sa famille : comment les différents membres ont vécu la catastrophe et le long chemin vers la condamnation d’Amoco. La « petite histoire » se mêle à la grande et permet de mieux saisir l’extraordinaire engagement du grand-père de Gwénola (ailas Léon Larzé), qu’il a partagé avec sa femme et ses enfants. Un très bel hommage au combat mené contre les marées noires, avec un angle original. Ecologie, famille, handicap, politique…sont notamment au cœur de ce beau roman graphique, sorti en 2017 mais qui bénéficie d’une nouvelle édition en cette fin d’année 2024, et illustré par des dessins très doux de Fanny Montgermont.




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Inviter à prendre une part active au partage de ces actions encourageantes, en rejoignant nos « plumes citoyennes » bénévoles, aux côtés de notre unique journaliste salariée, Marie-Emmanuelle Grignon, également coordinatrice de l’association.

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Notre modèle économique repose sur la gratuité de l’accès à nos informations, afin que le plus grand nombre de personnes puissent y accéder, pour qu’à leur tour, elles rejoignent le cercle grandissant de ces initiatives de transition écologique qui redonnent espoir en un futur terrestre commun désirable. Pour ces raisons, jusque-là nous avons bénéficié du soutien de collectivités territoriales et de l’État que nous sollicitons chaque année.

Mais la situation économique préoccupante de notre pays amène les pouvoirs publics à réduire de plus en plus, voire à supprimer leur soutien financier, ce qui fragilise sérieusement la pérennité de nos activités.

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Pour effectuer votre don, plusieurs possibilités :

  • par internet, via la plateforme HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/eco-bretons/formulaires/2
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  • par espèces ou pour celles et ceux utilisant la monnaie locale, le Buzuk, directement en passant nous voir dans nos locaux à l’Afpa de Morlaix.

Soyez-en du fond du coeur, remercié.es !




Bonnes pratiques et chauffage au bois : Le « Bûche Tour » de retour

Sensibiliser le public aux bonnes pratiques liées au chauffage au bois, et aux dangers de celui-ci sur la qualité de l’air et de la santé. Tel est l’objectif du « Bûche Tour », organisé par la Maison et la Consommation de Rennes, la Fibois, et AirBreizh. Pour cette nouvelle édition, des stands d’informations sont installés sur les marchés de communes de Rennes Métropole.

Quoi de mieux que de se chauffer gràce à sa cheminée ou son poêle, lorsque l’hiver est là ? D’après l’Observatoire Breton de l’Environnement, près d’1,5 millions de tonnes de bois sont consommées par an en Bretagne, pour les chaufferies collectives et le chauffage domestique. La moitié des maisons individuelles de la région se chauffent ainsi au bois, particulièrement dans les zones rurales. Les trois-quarts des utilisateurs utilisent des bûches, et le reste des granulés.

Mais le chauffage au bois a un impact non négligeable sur la qualité de l’air. Il est responsable de la majorité des émissions de particules en suspension en Europe. Ces particules fines ne sont pas anodines sur la santé des personnes : allergies, asthme, augmentation des risques cardiaques et pulmonaires…et particulièrement chez les personnes vulnérables, comme les bébés ou les personnes âgées

Dans l’optique d’informer les habitant.e.s de l’impact de la combustion du bois sur l’environnement et la santé, et d’éduquer aux bonnes pratiques, La Maison de la Consommation et de l’Environnement de Rennes, AirBreizh, et la Fibois, ont lancé une campagne de sensibilisation, baptisée le « Bûche Tour », et soutenue par la Dreal et Rennes Métropole.

Des stands sont ainsi mis en place sur les marchés de communes de Rennes Métropole. Ils permettent aux habitant.e.s de trouver des réponses à leurs questions, et un jeu pouvait leur faire gagner une année de bois de chauffage.

On pourra ainsi retrouver le « Bûche Tour » ce vendredi 6 décembre au marché de Chantepie, le dimanche 12 janvier 2025 à Betton, le samedi 18 janvier 2025 à Cesson, le samedi 25 janvier 2025 sur le marché des Lices à Rennes, le mercredi 29 janvier 2025 à Pacé, et 21 et 23 février 2025 lors du Salon Viving qui se déroulera au Parc Expo de Rennes.

La MCE, la Fibois, AirBreizh seront présents sur les stands. Ce sera l’occasion de rappeler également quelques bonnes pratiques de chauffage au bois, disponibles également en ligne sur le site de la MCE :

  • Utilisez du bois prêt à l’emploi (< 23% d’humidité).
  • Respectez les conditions de stockage et de séchage du bois.
  • Ne brûlez pas les étapes d’allumage.
  • Régulez l’arrivée d’air pour faire des flambées vives.
  • Nettoyez et faites entretenir régulièrement votre appareil de chauffage au bois.
  • Un poêle certifié et une installation adaptée vous feront faire des économies !






Algues vertes : la jeunesse s’empare du sujet avec un fanzine

Avec son fanzine baptisé « Algues vertes, on peut gagner », Evariste Le Vot, artiste de 21 ans habitant à Plougasnou (29) à côté de Morlaix, donne un coup de jeune à la lutte. Via ses textes et dessins, il met en lumière les revendications des associations de lutte contre les algues vertes. Le fanzine sera présenté vendredi soir à partir de 19h au 2D à Morlaix, dans le cadre du Festisol.

Donner un coup de jeune sur la mobilisation contre les algues vertes, et rendre la communication sur celle-ci plus esthétique. C’est l’objectif d’Evariste Le Vot, jeune artiste de 21 ans, habitant Plougasnou à côté de Morlaix. Il a pour cela imaginé et créé un Fanzine, baptisé « Algues vertes, on peut gagner ». Le fruit d’une réflexion menée depuis cet été. « Avec un copain, on avait lu un tract sur les algues vertes. C’était un peu complexe à comprendre. On s’est dit qu’on pouvait rendre l’information et la communication plus claire, faire un support plus joli », explique Evariste. « C’est aussi une cause qui m’intéresse, donc autant travailler sur le sujet, et faire profiter de mes recherches le plus grand nombre ». Car le jeune homme a rencontré les associations locales et a mené de nombreux entretiens avec certains de leurs militants, comme Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor, ou encore Jean-Yves Quémeneur, président de Force 5. « J’avais de quoi faire 25 pages ! », sourit Evariste, qui décide alors de se concentrer sur les revendications portées par les associations.

Résultat : un fanzine de taille A3, replié en 8 pages, avec textes et dessins d’Evariste aidé des associations, et un collage de l’artiste morlaisien Elso. On y retrouve les demandes des associations pour « contrer efficacement la prolifération des algues vertes » : renforcement des contrôles et des sanctions, responsabilisation des autorités, réduction drastique des rejets d’azote, plan d’urgence pour la santé publique, transition agricole massive, mises en place de zones tampons… ainsi que de nombreux chiffres. « Cela permet d’avoir une vision globale du phénomène, de savoir pourquoi on se bat, qu’est ce qu’on demande et à qui on le demande », précise Evariste, qui espère ainsi que les lecteurs et lectrices « auront les clés pour s’engager ».

Le fanzine sera distribué aux associations, et disponible gratuitement dans différents lieux morlaisiens, comme par exemple le 2D, où aura lieu la présentation du travail d’Evariste le samedi 7 décembre à 19h. Le vernissage sera suivi d’un DJ Set de Maricela Lixa et d’autres invité.e.s.

Photo : Evariste Le Vot (à gauche) et Elso.