Mamik, une boite à savons éco-conçue en Loire-Atlantique
https://mamik.fr
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L’application « Qualité rivière », proposée par L’office Français de la Biodiversité et les Agences de l’Eau, permet d’avoir accès à la qualité des cours d’eau près de chez soi. Depuis 2016, on peut également savoir quels sont les poissons qui les peuplent. La qualité des eaux de baignade est disponible, ainsi que l’accès via un ordinateur. Les données ont été actualisées avec les états écologiques de 2023.
Savoir quelle est la qualité des rivières près de chez soi et connaître quels sont les poissons qui les peuplent… Toutes ces informations sont disponibles via l’application « Qualité Rivière », éditée par l’Office Français de la Biodiversité et les Agences de l’Eau. Depuis 2013, cette application permet aux possesseurs de smartphones d’être informés de la santé et de la qualité des cours d’eau situés près de chez soi, sur trois années, grâce à des cartes détaillées interactives et un code couleur : bleu pour « très bon état », vert pour « bon état », jaune pour « état moyen », orange pour « état médiocre » et rouge pour « mauvais état ». La qualité est établie grâce à 11 paramètres dont la température de l’eau, la présence de diatomées (micro algues très sensibles au pollution), les nutriments (azote et phosphore…). Le tout grâce à un réseau de 12000 stations de suivi des cours d’eau. L’application propose également un « quizz » avec 20 questions pour tester ses connaissances sur l’eau, ainsi qu’une rubrique « Bon à savoir ». Depuis 2016, elle s’est enrichie de données sur les poissons qui peuplent les cours d’eau, avec une photo pour chaque espèce, et une fiche avec des informations sur sa répartition géographique, son habitat, sa nourriture, et son classement (« en danger critique d’extinction », « vulnérable », « en préoccupation mineure »).
Disponible sur tablette et smartphones, on peut utiliser l’application Qualité Rivière dès cet été sur ordinateur. Autre nouveauté, on peut aussi visualiser la qualité des eaux de baignades du littoral, classées selon un pictogramme et une couleur (bleu : qualité excellente, vert : bon, orange : suffisant, rouge : insuffisant). Les données proviennent du Ministère de la Santé.
Pour télécharger l’application sur téléphone, rendez-vous sur Google Play (pour les possesseurs d’un téléphone fonctionnant sous Android) ou sur App Store (pour les possesseurs d’un téléphone Apple). Pour consulter Qualité Rivière depuis un ordinateur, direction le site https://qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/
L’association Wild Bretagne achète dans la région des parcelles, afin de « faire éclore des forêts sauvages ». Les terrains acquis deviennent ainsi des biens communs, sur lesquels la chasse, la coupe des arbres, la cueillette sont interdites, et le bois mort conservé. Laissés en « libre évolution », ces forêts deviennent ainsi des lieux privilégié pour la faune et la flore locale, qui y est préservée. Une façon aussi pour l’association d’amener à s’interroger sur les relations entre l’humain et le vivant, et notre lien au sauvage. Rencontre et reportage à Plouec-Du-Trieux(22), où se trouvent les premières parcelles acquises.
C’est dans la Vallée du Trieux, à quelques encablures de Saint-Clet (22), que nous rencontrons Pat et Sane. Tous deux font partie de l’association Wild Bretagne, née il y a maintenant 4 ans, et qui a pour but d’agir concrètement pour « faire éclore des forêts sauvages en Bretagne ».Une aventure démarrée par une « bande de copains et copines », qui se rencontrent durant leurs études. « On pratiquait tous et toutes la rando, le stop, le vélo, et on aimait voyager », explique Sane. A force de découvertes, la petite bande commence à se questionner autour de la notion d’espaces sauvages : Est ce qu’il possible d’en avoir encore ? Et en Bretagne. ? Comment peut-on faire ? Sane, Pat et les autres vont alors jusqu’en Pologne, à la découverte de la dernière grande forêt européenne, Bialowesa. Une rencontre va profondément les marquer : celle avec Bogdan Jaroszewicz, directeur de la station géobotanique de la forêt. « Il nous a permis de comprendre comment on pouvait faire revenir une forêt primaire », précise Pat.
Et donc, comment faire germer des forêts sauvages en Bretagne ? L’association Wild achète alors des parcelles, qui deviennent ainsi des « biens communs », pour les laisser ensuite en « libre évolution », et exemptes de toutes activités humaines. La chasse et la coupe d’arbres y sont interdites, tout comme la cueillette. Le bois mort est conservé, car il sert d’habitat et de nourriture à de nombreuses espèces. « Les études scientifiques montrent que la non-gestion permet l’augmentation de la biodiversité forestière », soutient Pat. « Cependant, nous ne sommes pas contre l’usage du bois. On essaie juste d’embarquer un maximum de gens dans nos questionnements», précise-t-il. Il faut savoir qu’en Bretagne, qui est l’une des régions les moins boisées de France, les forêts sont toutes très jeunes, et très exploitées. Et en France, seulement 0,14% de celles-ci sont laissées en libre évolution !
A Plouëc-Du-Trieux (22) ; l’association a donc acheté 18 000 m2 de forêt, divisé en trois partie. Le tout grâce à un financement participatif, qui a eu un très beau succès. « On avait pour objectif 7500 euros, finalement on en a obtenu 27 000 ! », se réjouissent Sane et Pat. L’une des parcelles se trouve à 30 minutes de marche de la route départementale, en longeant le Trieux, par le GR. Le temps étant clément, nous partons donc à sa découverte avec Pat. L’endroit est idyllique, bordé de quelques chaos rocheux, et de la rivière. Quelques arbres tombés du fait des récentes tempêtes obstruent le chemin, ce qui nous oblige à quelques contournements par les fougères. Nous arrivons finalement après quelques descentes et montées sur le territoire de la réserve. Un panneau signale que la chasse est interdite. Ici, on trouve ce qui fait la biodiversité classique d’une forêt bretonne, à savoir des hêtres, des châtaigniers, des chênes, des ifs, mais aussi du sureau ou des très jeunes érables. Des passages et des empreintes indiquent la présence de chevreuils, qui viennent également s’abreuver dans le Trieux. « On a installé un piège photo et on les a repéré », explique Pat, en chuchotant, pour ne pas les effrayer. Le terrain est à eux, ainsi qu’aux sangliers, pics, chouettes, hiboux…qu’on pourrait y trouver. Mais le sentier reste accessible aux humains, qui « font aussi partie du vivant ».
Des balades botaniques ont déjà eu lieu sur le site. Une manière de sensibiliser le grand public, qui est par ailleurs le second axe d’action de Wild Bretagne. « L’idée, c’est aussi de conscientiser, notamment par l’art et le jeu. Certain.e.s membres de l’association ont une sensibilité plus artistique. On peut proposer des ateliers de peinture, d’écriture…qui permettent une première approche ». L’association a ainsi créé une exposition photo sur la forêt primaire polonaise de Bialowesa, et un jeu de cartes « memory » pour apprendre aux petits et grands à reconnaître les arbres. Elle intervient également dans des écoles, des bibliothèques, des festivals…et souhaite créer du lien avec les habitant.e.s. « Tout ceci permet de croiser les regards et des sensibilités différentes », indique Pat. « Chacun peut réinterpréter sa vision du sauvage, retrouver un lien sensible avec le vivant. Il faut changer de paradigme : nous sommes juste des humains qui habitons un écosystème. Il faut savoir coexister et partager ».
« L’appel du sauvage », de nouvelles parcelles à acheter bientôt
L’équipe de Wild Bretagne a lancé début juillet un nouveau projet, baptisé « L’appel du sauvage ». Trois terrains sélectionnés sont soumis aux votes du public, pour être achetés par l’association, grâce aux dons supplémentaires qui ont été récoltés dans le cadre de la campagne de financement participatif précédente. Un nouvel appel aux dons, pour compléter les fonds, sera lancé également.
PSST…. NOUS AVONS TOUJOURS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !
Nous sommes un webmédia associatif, basé à Morlaix qui met en avant les actrices et les acteurs des transitions écologiques nécessitant évidemment des transitions sociales, culturelles et solidaires dans nos territoires de Bretagne. Outre, notre site d’information, alimenté par notre journaliste-salariée et par des plumes citoyennes bénévoles, nous menons ponctuellement des actions de sensibilisation aux transitions et de formation aux médias citoyens avec des interventions auprès d’associations et d’établissements scolaires.
Pour tout cela, nous avons le soutien de collectivités territoriales et de l’Etat. Percevoir de l’argent public pour nos activités d’intérêt général fait sens pour nous.
Pour autant, votre participation citoyenne nous est essentielle :- vos envies d’écrire, ou de photographier, ou de podcaster des initiatives de transitions dans les cinq départements de Bretagne historique.- vos contributions financières pour continuer de mener à bien nos projets en 2024, notamment nos « Portraits de femmes en transition ». – vos implications dans notre vie associative.
Pour cela, vous pouvez adhérer en ligne : https://www.helloasso.com/associations/eco-bretons/adhesions/adhesion-2024
Elément incontournable du patrimoine bâti de la Bretagne, les maisons en pierre n’en sont pas moins sujettes aux remontées capillaires et aux transferts de vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur du bâtiment. Conséquence : les murs peuvent être très humides et apporter une sensation d’inconfort thermique voire même constituer une menace pour la santé des occupants et du bâti.
Si les murs intérieurs et/ou extérieurs sont recouverts d’enduits ciments, ces derniers doivent être dans la mesure du possible enlevés avant d’envisager des travaux d’isolation. En alternative à une isolation classique (laine de bois, laine de roche…), il est possible d’utiliser un enduit perspirant tel qu’un enduit chaux chanvre. Celui-ci possède en effet de nombreuses qualités, et constitue un choix idéal pour rénover des murs anciens en pierre.
Il s’agit d’une couche de béton de chanvre (chaux additionnée de chènevotte : intérieur de la tige de chanvre) déposée sur un mur intérieur propre et humidifié. Son épaisseur est généralement comprise entre 3 et 6 cm.
De par son effusivité, l’enduit chaux chanvre supprime l’effet paroi froide, responsable d’inconfort thermique pour les occupants. Il permet également de conserver l’inertie thermique du mur, très intéressante pour le confort d’été, puisqu’il garde la fraicheur naturelle des constructions en pierre.
Mais son atout majeur réside dans sa perméance (capacité à laisser passer la vapeur d’eau) et ses qualités hygroscopiques (capacité à absorber l’humidité de l’air). Il régule ainsi le taux d’humidité du mur et de l’air ambiant, améliorant la sensation de confort thermique.
On citera également d’autres atouts, tels que ses qualités phoniques, le côté « assainissant » pour le mur grâce aux qualités fongicides de la chaux, ou encore l’atténuation du rayonnement électro-magnétique des fils électriques lorsqu’ils sont noyés sous l’enduit. Enfin, il est esthétique et permet de maintenir le caractère naturel et ancien du bâti en pierre, véritable richesse architecturale de notre région.
L’agence locale de l’énergie et du climat du Pays de Morlaix HEOL œuvre pour la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. Elle offre notamment des conseils neutres et gratuits sur la rénovation thermique, les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Plus d’infos sur 02 98 15 18 08 et www.heol-energies.org .
La cinquième Conférence Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire s’est déroulée hier jeudi 19 décembre, au Roudour à Saint-Martin-des-Champs. Accueillies par l’équipe salariée et bénévole du pôle ESS du Pays de Morlaix, plus de 260 personnes se sont réunies pour évoquer 10 ans de développement de l’ESS dans la région et sur le Pays de Morlaix, depuis la loi ESS de 2014, et pour poser les bases de la nouvelle stratégie régionale 2025-2028. Benoît Hamon, ancien ministre et désormais président de l’association ESS France, était présent. Retrouvez son interview audio en fin d’article.
13,8% des emplois en Bretagne avec 164 000 salarié.es , et première région de France. Voilà ce que représente l’économie sociale et solidaire en Bretagne. Celle-ci « n’est pas un secteur d’activité, mais une façon de faire et d’entreprendre qui rassemble des organisations alliant performances, démocratie et utilité sociale ». Telle est l’ESS définie par la CRESS (Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire) de Bretagne.
La loi du 31 juillet 2014 prévoit des conférences régionales de l’économie sociale et solidaire, qui sont organisées au moins une fois tous les deux ans par l’Etat, la Région, et la CRESS. « Elles abordent les orientations, les moyens et les résultats des politiques locales de développement de l’économie sociale et solidaire. », explique la CRESS Bretagne.
L’édition 2024 de cet événement régional se déroulait jeudi 19 décembre, au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs près de Morlaix. L’occasion pour plus de 260 acteurs et actrices breton.nes de se réunir et d’évoquer le développement de l’ESS depuis 2014, et de réfléchir aux orientations de la nouvelle stratégie à venir, qui entrera en vigueur en 2025, jusqu’à 2028.
Après un mot d’ouverture de Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix et Président de Morlaix Communauté, qui a rappelé l’importance de l’ESS sur ce territoire, notamment du point de vue historique avec l’apparition des premières coopératives à Morlaix il y a plus d’un siècle, un quiz interactif sur l’ESS a permis à la gagnante de repartir avec le premier billet de 29 Buzuks, monnaie locale du Pays de Morlaix, qui sera édité en 2025*.
Puis, une première table-ronde a évoqué les 10 années passées. Michel-Pier Jézéquel, président de la CRESS Bretagne, a ainsi rappelé « L’espace de coopération assez remarquable qu’il y a en Bretagne ». « En 10 ans, on aura vu la pérennisation du DLA (dispositif local d’accompagnement de l’ESS), la création des TAg**, le travail sur Guid’asso avec le Mouvement Associatif, l’amélioration de la qualité de l’emploi dans nos structures, le travail sur la structuration des filières alimentation, maritimité, l’économie circulaire… nous avons oeuvré pour faire de l’ESS un modèle d’entreprendre qui répond aux enjeux sociaux et environnementaux », a-t-il souligné.
Gaëlle Le Stradic, Conseillère Régionale déléguée à l’ESS, a appelé à se « féliciter collectivement » de ces résultats, et du bon travail entre « les institutions, l’économie sociale et solidaire, l’Etat et la Région ».
Le reste de l’après-midi a été consacré à des ateliers sous forme déambulatoire permettant de réfléchir aux grandes orientations à définir pour la prochaine stratégie. Puis, après la remise du Prix de l’ESS à la Scic Distro, spécialiste de la consigne du verre (voir encadré), la plénière a permis des échanges entre le public et Benoît Hamon, ancien ministre et Président d’ESS France, Gaëlle Le Stradic, Michel-Pier Jézéquel, et Thierry Couret, correspondant régional ESS à la DREETS (Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi et des Solidarités). Au programme de ce dernier grand temps fort : Comment se projeter positivement dans les 10 prochaines années pour l’ESS ? Benoît Hamon a exhorté à « essayer de penser des stratégies qui alignent les planètes », et à « regarder ce sur quoi on a collectivement la capacité d’agir ». Pour lui, l’avenir de l’économie sociale et solidaire s’annonce « potentiellement radieux », étant « un secteur très doué pour préparer l’avenir ». « La responsabilité qui est la nôtre est de construire des alliances, il faut prendre la place et le rang qui nous revient, sans attendre l’Etat », a-t-il conclu.
*https://www.eco-bretons.info/sur-le-pays-de-morlaix-le-buzuk-lance-de-nouveaux-billets/
**Le TAg est un idéateur qui accompagne les porteurs et porteuses de projets à transformer leurs idées innovantes en un véritable projet de création d’entreprise.
Interview audio de Benoît Hamon, ancien ministre et Président d’ESS France, et Michel-Pier Jézéquel, président de la CRESS Bretagne. Ils évoquent le bilan pour l’ESS à l’occasion des 10 ans de la loi, et la place de la Bretagne dans l’ESS française.
Le prix régional de l’ESS remis à Distro
Le prix régional de l’ESS a été remis à Distro, filière bretonne de réemploi du verre.
Née en 2015, d’abord sous forme associative, puis transformée en Scic en 2022, Distro est basée à Plérin dans les Côtes-d’Armor. Elle regroupe des producteurs, des citoyen.ne.s, des collectivités, des points de vente, des imprimeurs, des laveurs, des transporteurs…
Distro gère la collecte, le lavage et la remise en valeur des contenants en verre. Plus de 400 000 bouteilles ont ainsi été réemployées, grâce à 65 points de collecte répartis en Bretagne.
Distro : https://distro.bzh/
ChouetteCoop, anciennement Book Hémisphères, est une Scic consacrée au réemploi, et également une entreprise d’insertion. Elle récupère des livres dans 250 points de collecte en Bretagne, les trie, et les revend sur internet ou dans ses boutiques de Kervignac et Carhaix. Depuis quelques mois, l’entreprise Tikoantok, spécialiste du matériel de puériculture reconditionné, a rejoint la coopérative. Une nouvelle activité pour cette structure de l’économie sociale et solidaire, qui a aussi lancé un appel à souscription de part sociale. Rencontre à Kervignac, à côté de Lorient.
Née en 2010 à Kervignac, l’association Book Hémisphères a grandi et évolué. Transformée en coopérative depuis 2018, la structure est désormais une Scic et une entreprise d’insertion, à but non lucratif. Elle comprend maintenant une recyclerie à Merlevenez et une boutique à Carhaix, en plus du point de vente historique de la zone du Braigno à Kervignac. Une aventure qui a démarré « il y a plus de 20 ans », rembobine Benjamin Duquenne, président-directeur de la coopérative. « A l’époque, j’avais lancé le site de vente de livres d’occasion, livrenpoche.com ». Ce grand collectionneur de livres a fait évoluer son activité avec la création de l’association Book Hémisphères, qui employait déjà du personnel en insertion. « L’objectif, c’était de créer de l’emploi, en faisant ce que j’aimais ». De 4 salarié.e.s et 130 000 ouvrages collectés dans 40 points de collectes en 2010, la structure est passée à 39 salarié.e.s, dont la moitié en insertion, et a désormais quatre camions qui passent dans 250 points de collecte. Elle traite 100 000 livres par mois !
Des livres qui sont tous triés un par un. Ceux en bon état, environ 45%, sont revendus sur internet ou dans les boutiques, à Kervignac et Carhaix. Les autres partent en direction d’une usine en Normandie, qui les transforme en pâte à papier. Tous les livres ont leur solution de recyclage, certains sont même revendus à des professionnels pour faire de la décoration. Mais attention, souligne Benjamin Duquenne, « Le but n’est pas de faire un maximum de volume, on fait attention. Il faut qu’on soit capable de traiter tous les flux entrants ».
Après le tri qui s’effectue dans un hangar à Kervignac, direction la boutique juste à côté. Celle-ci est un petit paradis pour les amateurs de littérature : de nombreux rayonnages de livres d’occasion, triés par catégorie. Polar, cuisine, bien-être, histoire…
Le choix est vaste. Des dvd et vinyles sont également disponibles. Un peu plus loin, un espace « enfants-familles » a été aménagé : on peut y trouver des jeux de société d’occasion, des neufs, des livres jeunesse, mais aussi du matériel de puériculture. C’est l’une des dernières activités de la coopérative, qui a « absorbé » l’entreprise Tikoantik. Fondée par Séverine Inkermann, elle propose aux parents et aux professionnels de la petite enfance du matériel de puériculture reconditionné et contrôlé. « Depuis mai, nous avons rejoint ChouetteCoop, cela correspond à notre évolution et nos besoins, avec des volumes de ventes qui ont augmenté, notamment auprès des professionnels comme les crèches ou les Maisons d’Assistantes Maternelles », souligne Séverine, qui travaille aussi désormais avec l’un des leaders de la vente aux professionnels de matériel pour la petite enfance. « Et puis, ça nous permet de créer des synergies. On peut par exemple vendre à la fois des livres jeunesse et du matériel de puériculture, pour équiper des activités d’hébergement par exemple », souligne Benjamin Duquenne. Dorénavant appelée « ChouetteCoop Petite Enfance », Tikoantik a gagné il y a quelques mois un des Trophées Bretons des Transitions, dans la catégorie « Entreprise ».
Dernière actualité en date pour ChouetteCoop : le lancement d’un appel à souscription de part sociale, à partir de 50 euros, et devenir ainsi sociétaire de la Scic. Dans la gouvernance de la structure, chaque sociétaire a une voix, peu importe le nombre de parts détenues. Le renforcement du capital de la Scic permettra à ChouetteCoop de continuer son développement, élargir dans le futur ses collectes à de nouvelles régions, et agrandir ses locaux.
En attendant, la coopérative donne rendez-vous pour les braderies mensuelles et grandes ventes qu’elle organise à Kervignac. La prochaine aura par exemple lieu le samedi 11 janvier.
Plus d’infos : https://www.chouettecoop.org/